mercredi 13 juillet 2022

L'abécédaire du multilinguisme - 4 / The Alphabet of Multilingualism - 4 / De alfabet van meertaligheid - 4



Je continue avec les trois lettres suivantes :


J -

Janua Linguarum

La lettre 'j' me fait penser à Janua Linguarum.

Qu'est-ce que Janua Linguarum ? Il s'agit d'un projet mené par Michel Candelier avec le concours du CELV. Le nom entier du projet est "Janua Linguarum - La Porte des Langue / L"introduction à l'éveil aux langues dans le curriculum". Initié en 2000, "L'objectif principal est de mettre en place des synergies entre les apprentissages linguistiques dans le cadre d'un enseignement incluant des langues plus nombreuses et plus diversifiées" (voir : description du projet). Janua Linguarum s'intéresse à toutes les langues, quel que soit leur statut. 

(Acheter le livre : édition Decitre )


K -

La lette 'k' me fait penser à kamishibaï

Qu'est-ce que le kamishibaï ? C'est une technique japonaise pour raconter des histoires. On utilise un petit théâtre : le butaï ouvert sur le devant dans lequel on présente de planches de cartons qui racontent une histoire. 


La technique du kamishibaï est de plus en plus utilisé pour faire raconter des histoires plurilingues par les enfants.


L - 

Langue, language, linguistique 

Qu'est-ce que la langue ? Qu'est-ce que le langage ? L'un est souvent pris pour l'autre et inversement, et cela crée des confusions. La langue n'est pas le langage et le langage n'est pas la langue. Louis-Jean Calvet résume la différence entre les des de cette manière : le langage est le besoin de communiquer et la langue est la manière de le faire. L'enfant passe par le langage avant d'acquérir la langue.

La linguistique est née de l'intérêt des philosophes et chercheurs pour les langues



Je n'oublie pas les traductions en anglais et néerlandais, je les complèterai quand j'aurai fait le tour de l'alphabet.


N'hésitez pas à partager vos idées de mots


I do not forget the translation into English and Dutch. I will do them when I have done all the letters of the alphabet as the words do not always start with the same letter in the various languages.

Please feel free to share your words ideas.


Ik vergeet niet de vertaling in het Engels and het Nederlands. i zal het doen als ik klaar ben met de Franse alfabet, want de woorden niet altijd met hetzelfde letter beginnen. 

Je kan graag je ideeën van woorden delen.

vendredi 24 juin 2022

L'abécédaire du multilinguisme - 3 / The Alphabet of Multilingualism - 3 / De alfabet van meertaligheid - 3

 



Je continue avec les trois lettres suivantes :


G -

grammaire - glottophobie

La lettre 'g' me fait penser grammaire.

La grammaire ? est-ce besoin de la définir ? Elle est l'ensemble des règles, qui permettent à la langue d'être structurée tant à l'oral qu'à l'écrit. Elle donne une unité à la langue. Chaque langue a ses propres règles et donc sa propre grammaire.

La glottophobie est un terme créé le linguiste Philippe Blanchet. En quelques mots, la glottophobie est une xénophobie basée sur le mépris de la langue de l'autre. C'est une discrimination de l'autre, économique, politique, sociale... fondée sur la langue de l'autre. C'est une discrimination basée sur la langue. Certains parlent de "linguicide". La glottophobie a toujours existé et existe encore au XXIe siècle. 


H -

habileté langagière - hétéroglotte - (langue d') héritage

La lettre 'h' me fait penser `habilité langagière', 'hétéroglotte' et héritage dans le sens de langue d'héritage. 

Qu'est-ce qu'une habileté langagière ? Le langage (que nous définirons dans un prochain article) peut être divisé en trois composantes : la forme, le contenu et l'utilisation. La forme serait la manière dont les sons sont prononcés et les phrases formulées, le contenu serait la signification et son utilisation serait la façon de l'utiliser en fonction du contexte.  L'habileté langagière est la manière dont l'enfant est mesure d'utiliser ces trois composantes afin de se faire comprendre. Le langage peut être expressif et il sert alors à la production de langue. Il peut être réceptif, c'est alors que la langue doit être décodée pour être comprise. En fonction des différentes habiletés langagière qu'ils ont développées, les enfants pourront être plus expressifs ou plus réceptifs ; chaque enfant aura un développement différent.Un enfant pourra avoir une grammaire plus développé qu'un autre, il sera capable de raconter avec plus de détails, il aura ainsi développé plus d'habileté langagière que celui qui racontera la même histoire de manière moins complexe et plus brève. 


Être  en contexte hétéroglotte veut dire se trouver dans un contexte où les locuteurs parlent des langues différentes. 


Que sont les langues d'héritage ? Ce sont en général les langues dont on hérite. Pendant longtemps, ce terme a fait référence aux langues amérindiennes dont les descendants avaient héritées. Le terme a fait référence aux langues issues de la migration. Il désigne principalement les langues apprises en milieu familial et qui ne sont pas la ou les langues de la société dans laquelle on se trouve. Par exemple, pour un couple germano-italien installé en Italie, la langue d'héritage sera l'allemand, car elle est une des langues que les parents transmettent à leurs enfants et n'est pas la langue utilisée dans la société et à l'école. 


I -

interlangue, idéologie, identité

La lettre 'i' me fait penser à interlangue, idéologie, identité.

L'interlangue n'est pas si facile a définir. Pendant l'apprentissage d'une langue en milieu institutionnel, l'apprenant se construit une interlangue, c'est-à-dire une langue intermédiaire qui lui permet d'avancer dans son apprentissage de la langue. L'apprenant considère la langue parlée par la personne native comme la langue qu'il souhaite atteindre. L'apprenant se situe entre le débutant et le natif. Il est dans un état intermédiaire qui correspond à cet "interlangue".

Les langues sont souvent confrontées à des idéologies, que l'on appelle des idéologies linguistiques. L'idéologie linguistique est un ensemble de croyances en relation avec les langues, certaines langues et leurs usages. Elles sont des présupposés explicites ou non à l'égard des langues. Je pense ici à la manière dont certaines langues sont représentées dans les films. Ces idéologies peuvent créer des tensions, des rejets, de l'insécurité chez certains locuteurs qui pourraient parler les langues qui sont parfois source de raillerie. Certaines personnes finissent par abandonner leur langue maternelle, d'autres cachent qu'ils parlent certaines langues... historiquement, cela a mené à des réformes telles que la langue unique pour l'enseignement. Les idéologies linguistiques peuvent être très puissantes.

Et pour terminer, l'identité linguistique est un phénomène socioculturel qui voudrait que les personnes parlant la même langue appartiennent à un groupe. Notre langue maternelle fait partie de notre identité linguistique. 


Je n'oublie pas les traductions en anglais et néerlandais, je les complèterai quand j'aurai fait le tour de l'alphabet.

N"hésitez pas à partager vos idées de mots


I do not forget the translation into English and Dutch. I will do them when I have done all the letters of the alphabet as the words do not always start with the same letter in the various languages.

Please feel free to share your words ideas.


Ik vergeet niet de vertaling in het Engels and het Nederlands. i zal het doen als ik klaar ben met de Franse alfabet, want de woorden niet altijd met hetzelfde letter beginnen. 

Je kan graag je ideeën van woorden delen.




mercredi 8 juin 2022

L'abécédaire du multilinguisme - 2 / The Alphabet of Multilingualism - 2 / De alfabet van meertaligheid - 2

 


Je continue avec les trois lettres suivantes :


D -

(le) déjà-là langagier - diglossie

La lettre 'd' me fait penser au déjà-là langagier et à la diglossie.

Qu'est-ce que le déjà-là langagier ? En résumé, il s'agit du socle de connaissances que les enfants ont acquis dans différents contextes et sur lequel on peut s'appuyer pour leur enseigner lecture et/ou écriture. Ainsi si l'on souhaite que notre enfant apprenne à lire et / ou écrire dans une des langues de la maison qui n'est pas la langue dans laquelle il est scolarisé, on peut s'appuyer sur le "déjà-là langagier" qu'il a acquis à l'école. Les connaissances qu'il a acquises servent de socle, de fondation pour le développement des autres compétences. 

Quant à la diglossie, il s'agit de la situation linguistique d'une personne ou d'une communauté, dans laquelle les deux langues ont un statut socio-politique différent. L'une de ces deux langues est considérée comme inférieure à l'autre. Il existerait au sein de cette communauté ou de l'individu, une langue dominante et une langue dominée. Par exemple, si une personne personne parle une langue nationale de son pays, ainsi qu'un dialecte régional, il y a une situation diglossique entre la langue nationale (langue "haute") et le dialecte (langue "basse"). Cette situation de diglossie fait que certaines personnes ont honte de leur dialecte.

E -

éveil aux langues - exolingue 

La lettre 'e' me fait penser à l'éveil aux langues, à exolingue et endolingue.

L'éveil aux langues n'est pas du tout l'apprentissage d'une langue étrangère par les enfants. C'est plutôt une méthode utilisée par les enseignants, les éducateurs pour faire découvrir les langues aux enfants, afin qu'ils  apprennent que tout le monde ne parle pas la même langue. Il s'agit de la découverte de mots, de sons... et de la culture derrière ces mots. Il existe de nombreuses manières de faire de l'éveil aux langues que l'on appelle language awareness en anglais (et que je vais ajouter à ma première partie d'abécédaire)

Une communication est exolingue quand il y a un échange entre un locuteur qui essaye de communiquer dans une langue qui lui est étrangère avec un locuteur natif qui parle dans sa langue maternelle. Les deux locuteurs ne parlent pas la même langue, mais arrivent à se comprendre. Il y a inégalité des compétences linguistiques des interlocuteurs par rapport à la langue. Le communication est endolingue quand elle se fait entre deux personnes qui parlent la même langue maternelle. 


F - 

famille - 

La lettre 'f' me fait penser à famille. Les familles plurilingues que nous représentons. 


lundi 30 mai 2022

L'abécédaire du multilinguisme / The Alphabet of Multilingualism / De alfabet van meertaligheid

 



Cela fait quelques temps que j'y pense, j'ai très envie de faire un abécédaire du multilinguisme. Y a-t'il un ou des mots en lien avec le multilinguisme pour chaque lettre de l'alphabet, c'est ce que nous allons découvrir ensemble. Je ne vais pas couvrir les 26 lettres en une fois, je vais commencer par les trois premières aujourd'hui.
Hâte que vous me disiez ce que vous en pensez.

Avez-vous d'autres mots à ajouter ? N'hésitez pas à me les communiquer.

A - 
apprentissage - acquisition - appropriation

La lettre 'a' me fait penser à l'acquisition de la langue, celle que l'enfant apprend pour qu'il puisse ensuite se l'approprier.
Ces trois mots font partie du processus qui permet à l'enfant de devenir, puis de rester bilingue. Il apprend d'abord les mots et les langues, afin de les acquérir et enfin il se les approprie pour qu'elles fassent partie intégrante de sa personne.


B -
bilinguisme - biographie langagière

La lettre 'b' me fait penser au bilinguisme et à la biographie langagière. Le bilinguisme, bien évidemment, qui est le fait de savoir parler deux langues et de les utiliser au quotidien. Quant à la biographie langagière, elle est "l'ensemble des chemins linguistiques parcourus par une personne et qui constituent son capital langagier" (Cuq, 2003). La biographie langagière montre les parcours individuel pour l'acquisition des différentes langues d'un individu. Le Conseil de l'Europe dit que c'est l'occasion pour la personne de mentionner ce qu'elle sait faire dans chacune des langues qu'elle possède.

C - 
communication, culture, (alternance) codique

La lettre 'c" me fait penser à la communication et la culture. Car les langues sont intimement liées à ces idées de communication et de culture. La langue sert à communiquer et à parler pour entrer en communication avec l'autre. Toutes les langues sont liées à une langue, on parle d'ailleurs parfois de langue-culture. Il est difficile de dissocier la culture de la langue.
Quant à l'alternance codique, qui "effraye" parfois les parents d'enfants bilingues et plurilingues, elle est tout à fait naturelle, puisque même l'adulte bilingue utilisera des codes des deux langues qu'il possède pour s'exprimer. Elle est un signe de la maîtrise des deux langues.


___________________________

For a while, I have been wishing to write an alphabet - I do prefer the French word - abcédaire - on multilingualism. 
Preparing this, I realised that the words do not always start with the same letters in all the languages. 
I will try and when the first letter in different, I will find a way to add it when it comes.
I will put the definition in English at the end - when I will put the words in alphabetical order.

A - 
apprentissage - acquisition - appropriation
(English): learning, acquisition - appropriation

awareness 
Language awareness is the way you can make children discover other languages with activities around words and sounds. 


B -
bilinguisme - biographie langagière
(English): biligualism, (language) biography 

C - 
communication, culture, (alternance) codique
(English): communication, culture, code switching


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Ik heb al een tijde de wens een alfabet over meertaligheid te schrijven - i moet zeggen dat ik het Frans woord "abécédaire" juister vind.
Terwijl ik dit voorbereidde, realiseerde ik dat de woorden niet altijd in alle talen met dezelfde letters beginnen.
Ik zal proberen en als de eerste letter anders is, zal ik een manier vinden om het toe te voegen als het komt.
Ik zal de definite in het Nederlands later geven wanneer ik de woorden in alfabetische volgorde zal rangschikken.


A - 
apprentissage - acquisition - appropriation 
(Nederlands): leren, acquisitie, toe-eigening

B -
bilinguisme - biographie langagière
(Nederlands): tweetaligheid, taal biografie

C - 
communication, culture, (alternance) codique
(Nederlands): communicatie, cultuur, code switchen

mardi 18 janvier 2022

Portrait de langues // Language Portrait // Taalportretten

 



Un portrait de langues ? Vous en avez sûrement déjà entendu parler, mais qu'est-ce que c'est exactement ?  Si vous lisez cet article, c'est que vous parlez plusieurs langues, ou au moins que vous en avez appris plusieurs que vous utilisez toutes plus ou moins tous les jours. Si vous êtes bilingues, plurilingues, que vous vivez avec quelqu'un qui parle une langue différente de la vôtre, que vous vivez à l'étranger, vous êtes entouré-e-s de langues, vous baignez dans plusieurs langues. 
Un portrait de langues, c'est mettre dans un dessin l'importance de toutes ces langues pour vous. C'est montrer dans ce même dessin, ce qu'elles signifient pour vous. En effet, nous avons toutes et tous une langue de cœur, il s'agit souvent de notre langue maternelle, celle que nous avons apprise avec nos parents. Il y a la langue que nous utilisons dans la société. Il y a la langue que nous utilisons à l'école. Et, ce sont ajoutées la langue de la personne que nous aimons, celle de notre belle-famille, celle du pays où nous résidons, les langues que nous avons apprises à l'école, les langues que nous avons rencontrées dans nos voyages, dans nos expatriations... celles qui sont restées imprégnées en nous, celles que nous pensons avoir oublié. Toutes et tous autant que nous sommes, sommes imprégné-e-s de ces langues. Dans le portrait de langues, elles n'y sont pas représentées selon nos compétences dans ces dernières, mais plutôt en fonction de notre attachement et du sens qu'elles ont pour nous.

Développés par Brigitta Busch, ces portraits de langue ont permis aux enseignants et éducateurs de comprendre l'identité linguistiques de leurs apprenants. Ils sont aussi utilisés dans certaines thérapies en lien avec la migration, l'inclusion, l'éducation... car ils permettent de comprendre une partie de l'histoire des personnes et des enfants qui consultent. Ils sont aussi très utiles également pour développer l'éveil aux langues dans les écoles et permettre aux enfants de découvrir que leurs camarades de classe parlent parfois des langues insoupçonnées et leur donner la possibilité de les découvrir. Ils sont utilisés de multiples façons.

Vous pouvez tout simplement choisir de le faire pour vous même et votre famille. Car il peut vous aider à mieux développer le plurilinguisme que vous souhaitez transmettre à vos enfants. Comment faire ?
Vous pouvez soit dessiner un personnage, une silhouette, qui représenterait vos langues. Vous pouvez aussi choisir de les représenter avec une fleur, un village... Il faut vous lister toutes les langues que vous connaissez et vous poser des questions sur ces langues. Il est important de bien tout prendre en compte. Cela vous permet de comprendre l'importance de ces langues pour vous. Pourquoi sont-elles dans ma vie ? Pourquoi en ai-je besoin ? Pourquoi est-ce que je l'apprécie ou pas ? Visualiser ses langues permet de prendre du recul sur le bilinguisme et/ou plurilinguisme qui est en nous. Ces portraits permettent de créer notre réalité langagière que nous n'avions soit jamais exprimé ou dont nous n'avions pas conscience. Ils sont une représentation de notre voyage langagier à un moment donné, puisque nos expériences avec les langues se modifie dans le temps. Ils nous donnent un image de nos langues, de la manière dont nous les percevons, de nos attitudes à leur égard.

Dans mes rencontres avec les familles, je leur propose toujours de créer un portrait de langues. Avec ou sans couleur, c'est à vous de choisir. Avec ou sans texte, c'est à vous de choisir. Certes, vous pouvez essayer de le faire seul-e, mais il est bien sûr toujours plus intéressant de le faire de manière accompagnée avec une spécialiste des langues ou en groupe afin de pouvoir questionner et partager. L'accompagnement permet de mieux comprendre et travailler sur ce portrait de langues et peut engager à une discussion. Le portrait se créer en se posant des questions sur ses langues. 
Si vous souhaitez créer votre portrait de langues, pourquoi ne pas prendre rendez-vous et nous travaillerons ensemble sur celui-ci.  Vous pouvez venir seul-e ou en famille, ou encore en groupe.
Je vous attends. 

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A language portrait? You’ve probably heard of them before, but what is it exactly? If you read this article, it is because you speak several languages, or at least you learned several languages that you use more or less every day. If you are bilingual, plurilingual, live with someone who speaks a language that is different from yours, if you live abroad, or you are surrounded by languages, you bathe in several languages. 
A language portrait means to put into a drawing the importance of all these languages for you. It’s showing what the languages mean to you in one single drawing. Indeed, we all have a language of heart, it is often our mother tongue, the one we learned with our parents. There is the language we use in society. There is the language we use in school. To these, we can add the language of the person we love, the one of our in-laws, the one of the country where we live, the languages we have learned at school, the languages we have encountered in our travels, in our expatriations... those that have remained within us, those that we think we have forgotten. We are all dipped into these languages. In the language portrait, languages are not represented according to our skills in the latter, but rather according to our attachment and the meaning they have for us.

Developed by Brigitta Busch, these language portraits enabled teachers and educators to understand the linguistic identity of their learners. They are also used in certain therapies related to migration, inclusion, education... because they allow to understand part of the history of people and children who are in consultation. They are also very useful to develop language awareness in schools and to enable children to discover that their classmates sometimes speak unfamiliar languages and give them the opportunity to discover them. They are used in many different ways.

You can simply choose to do it for yourself and your family. Because it can help you to better develop the plurilingualism that you want to pass on to your children. How?
You can either draw a character, a figure, that would represent your languages. You can also choose to represent your languages with a flower, a village... You must list all the languages you know and ask yourself questions about them. It is important to take everything into account. This allows you to understand how important these languages are for you. Why are they in my life? Why do I need them? Why do I like them or not? Visualising your languages allows you to take a step back on the bilingualism and/or plurilingualism that you live. These portraits allow us to create the linguistic reality that we had never expressed or that we were not aware of. They are a representation of our language journey at a given time, since our experiences with languages change over time. They give us a picture of our languages, of how we perceive them, of our attitudes towards them.

In my meetings with families, I always suggest that they create a portrait of languages. With or without colours, it’s up to you. With or without text, it’s up to you. Of course, you can try to do it alone, but it is always more interesting to do it accompanied by a language specialist or in a group in order to be able to question and share. The accompaniment makes it possible to better understand and work on this language portrait and can lead to a discussion. The portrait is created by asking questions about its languages. 

If you want to create your portrait of languages, why not make an appointment and we will work together on it. You can come alone or with your family, or in a group.
I am waiting for you. 


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Een taalportret? Je hebt er vast wel eens van gehoord, maar wat is het precies? Als je dit artikel leest, is dat omdat je meerdere talen spreekt, of in ieder geval meerdere hebt geleerd, die je allemaal min of meer elke dag gebruikt. Als je tweetalig bent, meertalig, als je samenwoont met iemand die een andere taal spreekt dan de jouwe, als je in het buitenland woont, wordt je omringd door talen, word je ondergedompeld in meerdere talen.

Een taalportret is het belang van al deze talen voor jou in een tekening vast te leggen. Het is om in dezelfde tekening te laten zien wat ze voor jou betekenen. Inderdaad, we hebben allemaal een taal in ons hart, het is vaak onze moedertaal, de taal die we met onze ouders hebben geleerd. Er is de taal die we in de samenleving gebruiken. Er is de taal die we op school gebruiken. En deze worden toegevoegd aan de taal van de persoon van wie we houden, die van onze schoonfamilie, die van het land waar we wonen, de talen die we op school hebben geleerd, de talen die we tijdens onze reizen zijn tegengekomen, in onze expat tijdens... degenen die in ons geïmpregneerd zijn gebleven, degenen waarvan we denken dat we ze zijn vergeten. We zijn allemaal geïmpregneerd met deze talen. In het taalportret worden ze niet weergegeven volgens onze vaardigheden, maar eerder volgens onze gehechtheid en de betekenis die ze voor ons hebben.

Deze taalportretten, die door door Brigitta Busch ontwikkeld worden, hebben leraren en opvoeders in staat gesteld de taalkundige identiteit van hun leerlingen te begrijpen. Ze worden ook gebruikt in bepaalde therapieën die verband houden met migratie, inclusie, onderwijs... omdat ze ons stellen een deel van de geschiedenis te begrijpen van de mensen en kinderen die consulteren. Ze zijn ook erg handig om taalbewustzijn op scholen te ontwikkelen. Kinderen kunnen ontdekken dat hun klasgenoten soms onvermoede talen spreken en hen de kans te geven deze te ontdekken. Ze worden op meerdere manieren gebruikt.


Je kunt er gewoon voor kiezen om het voor jezelf en je gezin te doen. Omdat het u kan helpen de meertaligheid die u aan uw kinderen wilt doorgeven, beter te ontwikkelen. Hoe doe je ?
Je kunt een personage tekenen, een silhouet, dat je talen zou vertegenwoordigen. Je kunt er ook voor kiezen om met een bloem, een dorp... te tekenen. Je moet alle talen die je kent opnoemen en jezelf vragen stellen over deze talen. Het is belangrijk om met alles rekening te houden. Hierdoor kunt u het belang van deze talen voor u begrijpen. Waarom zijn ze in mijn leven? Waarom heb ik deze talen nodig? Waarom vind ik hun leuk of niet? Het visualiseren van uw talen stelt u in staat een stap terug te doen van de tweetaligheid en/of meertaligheid die in ons zit. Deze portretten maken het mogelijk om het linguïstische realiteit te creëren die we ofwel nooit hadden uitgedrukt of waarvan we niet bewust waren. Ze zijn een weergave van onze taalreis op een bepaald moment, aangezien dat onze ervaringen met talen in de loop van de tijd veranderen zal. Ze geven ons een beeld van onze talen, van de manier waarop we ze waarnemen, van onze houding jegens hen.


In mijn ontmoetingen met gezinnen stel ik altijd voor dat ze een taalportret maken. Met of zonder kleur, de keuze is aan jou. Met of zonder tekst, de keuze is aan jou. Je kunt het natuurlijk alleen proberen, maar het is natuurlijk altijd interessanter om het samen met een taalspecialist of in een groep te doen om te kunnen bevragen en delen. De begeleiding maakt het mogelijk om dit portret van talen beter te begrijpen en aan te werken en het kan ook tot discussie leiden. Het portret komt tot stand door vragen te stellen over de talen. 
Als u uw taalportret wilt maken, maak dan een afspraak en we gaan er samen aan werken. U kunt alleen komen of met uw gezin, of in een groep. 
Ik wacht op je.


lundi 12 avril 2021

Nos faiblesses dans l'éducation plurilingue de nos enfants / our weaknesses in the plurilingual éducation of our children / onze zwakten in de meertalige opvoeding van onze kinderen






Récemment, j'écoutais quelqu'un qui parlait des erreurs que nous pouvons faire quand nous élevons nos enfants. Cela a fait tilt ! Il est vrai que nous lisons principalement afin de trouver des idées, des choses positives. Lisons-nous trop de choses ? Serait-ce une erreur ? Est-ce une faiblesse ? Difficile de trouver le terme exact. En fait, avoir une faiblesse pour, c'est avoir un penchant pour, une préférence pour - et c'est dans ce sens  que je l'emploie ici.

Faiblesse nº1 : la lecture de littérature spécialisée !
Je ne critique pas la lecture, bien au contraire ! Elle est importante. Je ne parle pas ici de littérature, de livre pour enfants. Je parle ici d'articles, d'info-lettres auxquelles nous sommes abonnés. En fait, plus nous lisons sur l'éducation plurilingue, le thème qui nous intéresse ici, plus nous nous demandons si nous faisons les choses correctement. Nous nous mettons la pression en disant, il faut faire comme ceci, il faut faire comme cela... il faut donc faire le tri de toutes ces lectures. Avons-nous besoin de tous ces articles ? Lisons-nous toutes des newsletters et info-lettres ? Les personnes qui écrivent ces articles, ces lettres que nous recevons, sont-elles réellement formées dans l'éducation multilingue ? 

Faiblesse nº2 : trop de connexion !
Instragram, Facebook, Pinterest... Tout cela c'est bien beau. On nous y présente des tas de choses, des tas d'informations. Nous avons tellement d'images, de mini-vidéos, d'informations que nous ne savons plus où donner de la tête et cela nous fait nous poser des tonnes de questions et nous trouble. Alors, je dis aussi stop, pas besoin de passer son temps à rester connecter quand l'important est de passer du temps avec vos enfants pour interagir afin qu'ils puissent devenir bilingue.

Faiblesse nº3 : les faux experts !
Combien d'entre nous sont entouré(e)s de personnes bien pensantes, de bonnes amies qui sous le couvert de nous aider font en fait pire que mieux !!  Combien d'entre nous lisent les blogs, font partie de ces groupes Facebook de faux/fausses experts/expertes. Ils et elles sont pléthores. Ces personnes sont capables de nous emmener sur des chemins autre que ceux que nous avons tracés l'éducation plurilingue de nos enfants. Ils passent leur temps à nous dire qu'il faut lire, à nous donner mille et un conseils, et j'en passe.  Avons-nous le temps de suivre tous ces conseils ? Bien sûr que non. 

Bien sûr il ne faut pas tout abandonné du jour au lendemain, prenez votre temps. 
J'ai rencontré récemment une experte dans le domaine, une experte que beaucoup ne connaissent pas car elle n'a pas de site extraordinaire, elle n'a pas de groupe sur Facebook, elle n'a des des vidéos à proposer de manière régulière... elle disait que ces faux experts, ces fausses expertes font en fait plus de mal que de bien. Certes, ces personnes sont connectées (FB, IG, etc), elles écrivent des blogs et infolettres, elles ont toujours mille et un conseil, mais avez-vous réellement cherché à savoir qui elles sont ? Ou et comment elles se sont formées ? Feriez-vous confiance à une personne qui se dit nutritionniste parce qu'elle a eu un problème de nutrition elle-même, a ensuite beaucoup lu pour apprendre et a décidé qu'elle en ferait son métier ? Feriez-vous confiance à un dentiste non formé ? Bien sûr que non me répondriez-vous ! 

Alors, pareil ici pour l'éducation bilingue, multilingue, plurilingue de vos enfants !! 
Quelqu'un qui a beaucoup lu sur un sujet n'est pas nécessairement expert dans ce domaine. Quelqu'un qui a fait l'expérience de l'éducation multilingue de ses propres enfants n'est pas nécessairement un/une expert/e !! Un partage d'expérience n'est pas une expertise. 
Un partage d'expérience est extrêmement intéressant, mais n'est pas un signe d'expertise. 

Ne vous laissez pas prendre au piège des beaux sites, des personnes qui semblent savoir car elles ont lu. Ne vous laissez pas prendre au piège des informations faciles à trouver et si joliment présentées. Il est tout à fait tentant de beaucoup lire, d'être hyper connecté(e)s et de faire confiance à ces faux experts. Attention car cela pourrait mener à des erreurs. 

Oui c'est une faiblesse que de se tourner vers les nombreuses lectures que nous trouvons, de rester connectés et de croire les faux experts, cela nous donne le sentiment de bien faire. Il faut se ressaisir et continuer sur le bon chemin. 

 

dimanche 21 février 2021

De l'importance de mettre sa langue en valeur / Valuing your language / Jouw taal onder aandacht te brengen




Aujourd'hui, 21 février, nous fêtons les langues maternelles ! Je pense qu'il est important que chacun d'entre nous mette sa langue en valeur. Cette langue, c'est notre culture. Elle est qui nous sommes. Elle est notre héritage, celui que nous avons reçu et celui que nous allons transmettre. 
Il faut donc que nous fassions vivre notre langue, en la parlant, en la respectant, en la faisant vivre et donc en la mettant en valeur.
Aucune langue au monde n'est plus belle que la vôtre quelle qu'elle soit. Aucune n'a un statut plus important que votre langue maternelle. Montrez aux gens qui vous entourent que parler cette langue, c'est important, que cela vous donne du bonheur. 
Aujourd'hui, nous fêtons toutes les langues - laquelle parlez-vous ? Que faites-vous pour la transmettre à vos enfants ?
N'hésitez pas à commenter ci-dessous ou à m'envoyer un message


Today, we are the 21st of February, the day chosen to celebrate the mother tongues! I really think that each of us has to value his/her language. This language is our culture. It is who we are. It is our heritage, the heritage we received and the heritage we are going to transmit.
It is then necessary that we let our language live, in speaking it, in respecting it, it letting it live and thus in putting it into value.
No language around the world is more beautiful than your language. None has a more important status than your own mother tongue. Show people around you that speaking this language is important, that it makes you happy.
Today we are celebrating all the languages. Which one are you speaking? What are you doing to pass it on to your children?
Feel free to comment hereunder or to send me a message.


Vandaag is 21 februari. Wij vieren de moedertalen! Ik denk dat her belangrijk is dat we allemaal onze moeder taal onder aandacht brengen. Deze taal is onze cultuur. Het is wie we zijn. Het is ons erfgoed, het erfgoed dat we ontvangen hebben en het erfgoed dat we zullen doorgeven.
Daarom moeten we onze taal leven, we moeten dit spreken, respecteren, aan het leven te brengen en dus onder aandacht brengen. 
Geen enkele taal ter wereld is mooier dan de jouwe. Geen taal heeft een belangrijker status dan u moedertaal. Laat de mensen u taal horen, laat hun zien dat het spreken van deze taal belangrijk is, dat het je geluk geeft.
Vandaag vieren we alle talen. Welke taal spreek je? Wat doe je om aan je kinderen te geven?
Aarzel niet om hieronder te reageren of stuur me een bericht.


 

samedi 30 janvier 2021

Nouveau logo / New Logo / Nieuwe Logo



Découvrez notre nouveau logo - dès le 1er février, vous le retrouverez sur notre site et tous nos réseaux sociaux.
Donnez-nous votre avis !

Discover here our new logo - on February 1st, it will be posted on our website and our social network - Let us know what you think of it.

Ontdek ons nieuwe logo - vanaf 1 februari zal je het op onze website en sociale netwerken vinden. Verteel ons wat je je daarover denk. 

Designer: Romina Villarual : https://www.rominavillarruel.com

lundi 4 janvier 2021

Ouverture d'antennes / Opening of branches / Opening van bijkantoren




Nous nous y préparions depuis quelques temps, mais ça y est, nous approchons du but !!
Depuis que Multilingual Café existe, nous travaillons en ligne, mais aussi en présentiel. Nous nous déplaçons pour vous rencontrer. Bien sûr l'idéal, c'est aussi d'avoir des activités régulières à côté de chez vous. Alors, voilà, nous avons décidé d'ouvrir des antennes. Elles seront notre représentation locale. 
Elles proposeront localement des activités, des rencontres, des conférences, des ateliers en respectant la vision et les missions de Multilingual Café. Chaque antenne sera libre de proposer le programme qu'elle souhaite dans le respect des termes qui la lie à Multilingual Café France. Certaines formations et certains ateliers par contre resteront entre les mains de Multilingual Café - France, mais les antennes seront là pour vous écouter et vous servir. 
Les responsables d'antennes sont formées au plurilinguisme et participeront tous les étés à l'Université d'été qui sera organisée pour que nous soyons unis pour le même but : l'éducation multilingue.
Elles ouvriront en France et à l'étranger - uniquement en Europe pour l'instant !

Restez aux aguets pour les découvrir et les soutenir.

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We have been working on this for a while, we are reaching our goals!!
Since the inception of Multilingual Café, we have been working online, but we also travelled to meet you. Of course, the ideal would be to have regular activities where you live. So we decided to open branches. They will represent us locally.
They will offer activities, meetings, conferences, workshops while respecting the aim and missions of Multilingual Café. Each branch will be free to have the activity program that it chooses in line with the terms binding it to Multilingual Café France. Some trainings and workshops will still be in the hands of Multilingual Café France however. The branches will be there to listen you and to serve you.
The persons in charge of the branches are all trained into plurilingualism and will take part to the Summer University that we will organise, to that we will be united for one single aim: multilingual education.
The branches will open in France and abroad - in European countries only for the time being !!

So be watchful to discover them and to support them.

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We zijn er al een tijde op aan het voorbereiden, maar we naderen het doel!!
Sinds Multilingual Café begon, werken we online, maar we hebben ook gereisd om jou te ontmoeten. Natuurlijk zou het ideaal zijn om regelmatig activiteiten in je buurt te hebben. Dus hebben we besloten bijkantoren of filialen te open. Ze zullen onze lokale vertegenwoordiging zijn.
Ze zullen lokale activiteiten, vergaderingen, conferenties en workshops aanbieden met respect voor de visie en missies van Multilingual Café. Elk filiaal is vrij om hun eigen activiteitenprogramma's te hebben, in overeenstemming met de voorwaarden die het aan Multilingual Café France binden. Sommige trainingen en workshops blijven daarentegen in de handen van Multilingual Café France. De vestigingen zullen er zijn om naar je te luisteren en te dienen. 
De verantwoordelijkheid van de filialen zijn allemaal in meertaligheid getraind en zullen elke zomer aan de Zomer Universiteit van Multilingual Café deelnemen - voor een enkel doel: meertalig opvoeden.
De filialen zullen in Frankrijk, maar ook in her buitenland openen - voorlopig allen in Europa!

Blijf op de hoogte om ze te ontdekken en te steunen.


 

vendredi 20 novembre 2020

Intercultural Families and Schooling in Japan: Experiences, Issues and Challenges - A review


 

When I was given the opportunity to review the book "Intercultural Families and Schooling in Japan: Experiences, Issues and Challenges", I thought I would read about how happy and easy it is for bi-national families to live in Japan. Not knowing the Japanese culture, I was keen to discover more and to learn how non-Japanese fit in the Japanese culture and how great it is to live in such a country. 

Edited by Melodie Lorie Cook and Louise George Kittaka, this book is a collection of 11 true stories of bilingual and bicultural families in Japan; one of the parents is a Japanese is most of them. Each of the authors are both, a parent and a researcher in one of Japan's universities. They have been researching on a topic which has affected their own families and which may affect other families in the same way. The approaches used were either ethnography, auto-ethnography or narrative inquiry, methods which allow to speak about human experience.

It was felt by most of the authors that teachers in Japan are lacking knowledge about bilingual and bicultural children. They seem to be living in a kind of bubble wherein every child should strive to fit in. Divided into three main areas, we are thrown into the meanders of the Japanese education system. Coming from different backgrounds, the authors observe the Japanese school system and its "reputation for strictness and old-fashioned rote memorisation" (Gordenker, 2004). They all thought that "a balanced bilingual person would make a positive contribution to society" (Yphantides, 2020). However, in different manners, they were all faced by the rigidity of the Japanese school system. The "single-country-single-language narrarative" (Yphantides, 2020) has brought them experiences they certainly did not expect. The first area covers the question of trying to find your way in the Japanese education system. Jennifer Yphantides' story unravels to us how non-Japanese children and mixed-race children are trying to navigate their identities, being physically non-Japanese. Jon Dujmovich highlights how this education system can have "cultural gender-based biases" (Dujmovich, 2020). His story tells us how education is mostly left to mothers in Japan and how as a single divorced father he struggled to fit in in the Japanese "very strong stereotypical gender roles for child-rearing" (...) where "group-adhesion and conformity are valued" (Dujmovich, 2020).  Speaking another language than Japanese at home is not always seen as an asset. We learned how parents try to make it accepted that Japanese is not their mother-tongue and that their Japanese-born children may be using another language at home. Marybeth Kamibeppu insightfully accounts about the struggles bilingual and bicultural families in Japan are facing when trying to pass on their home language and culture to their children. When as a parent, Japanese is not your mother tongue, it is possible to experience "moments of isolation" and feel "left out of fast-paced Japanese conversation" (Kamibeppu, 2020). Moreover as it is not a priority in the school system, passing on your language and culture to your children would require time, energy and finances. Shane Doyle and Fiona Creaser describe to us about the challenges they faced when bringing up their children in a third culture. "Living in a predominantly monolingual society" (Creaser&Doyle, 2020) while wishing that their children would be proficient in the other languages (English and Irish) was quite difficult. The workload of Japanese schools leaves little time for the children to really apprehend and blossom in their parents' languages. It is quite interesting too to read how their home culture also influenced their children abilities to embrace their differences.  

The second part of the book deals with the school system itself. Cynthia Smyth and Lily Thukral tell how difficult it was for them to cope with the school homework. They feel the children are spending more time at school than in their home country and have more homework, even during school vacation. They explain how they tried to find help despite communication between parents and teachers being rigid and parents being rarely listened to. Moreover, as school education mainly falls on mothers, the fact that they are the non-Japanese parents increased the difficulties. I was surprised to read that "an insistence on the 'equality' of all students led schools to ignore the children's individual needs" (Smyth & Thukral, 2020), as schools "were operating within the Japanese collectivist and egalitarian framework of minimising differences" (Smyth & Thukral, 2020). Meredith Stephens draws our attention on how subjects could be transferred from the Japanese system to the Australian one. The comparison is quite interesting; one interviewee said: "In Japan you don't do anything based on your interests, the topic is chosen for you. And you don't do your own research. You are told how to think about things" (page 136). The challenge was to transfer the academic skills from one system to the other. Charlotte V.T. Murakami focuses on the Japan's Overseas school system. Historically it began after WWII in order "to ensure the children attain a native-like fluency in Japanese and to instill in them what it means to be Japanese" (Murakami, 2020).

The third part deals with challenges in education. We discover how being different can be a real challenge in Japan and where being different is can lead to bullying and isolation. Being "'abnormal' may bring shame on [the] families, particularly in Japanese culture which values uniformity" (Ryan 2020). Suzanne Kamata recounts her story in raising a deaf child in Japan while speaking English. She never expected to face so many challenges for the implantation of a cochlear and choosing the schools for her daughter. Eugene Ryan tells about his battle for his son who has been diagnosed as autistic, a battle for him to become bilingual and avoid special need education. Adopting and fostering children and having them accepted was the battle of Melodie Cook, especially as teachers are not trained to work with children who have been adopted and may have experienced trauma before. Being told she was not a loving mother was particularly hurtful moreover so when she knew that the teachers lacked the necessary knowledge and training. 

To conclude Louise George Kittaka's story takes us to New Zealand where her children decided to go when teenagers. This was a very rich experience for them to go and study in their mother's home country.

Each of these chapters can be read individually and are an eye-opener on the reality of the Japanese school system for bicultural and bilingual families.  After a truly enjoyable read of this thought-provoking book written by people who chose to live in Japan , a book where every word leads to uncover some aspects of the educational system and the life of bilingual and bicultural families in Japan, I must say that I enjoyed every single word of it and would deeply recommend it to anybody wishing to embrace the Japanese way of life. 


jeudi 8 octobre 2020

Apprendre ou acquérir une langue ? / Do you learn or acquire a language ? / Een taal leren of verwerven?



En tant que familles bilingues et plurilingues, nous souhaitons tous que nos enfants parlent toutes les langues de la famille, que ce soit la langue que l'on parle à la maison, celle du pays dans lequel on se trouve, la langue de l'école... Nous souhaitons que nos enfants puissent communiquer facilement et aisément avec toutes les personnes qu'ils vont rencontrer. Et surtout, nous souhaitons que cela se fasse de manière harmonieuse, joyeuse et sans se prendre la tête.

Il y a une chose que beaucoup de parents oublient : nous ne sommes pas des enseignants de langue. Nous n'avons pas été formés pour enseigner les langues et nous ne sommes pas là pour faire la classe à nos enfants. La maison n'est pas l'école. Arrêtons d'utiliser un vocabulaire qui renvoie sans arrêt à cet apprentissage des langues en contexte de salle de classe. Posons-nous d'abord les bonnes questions. 

Quand vous étiez-vous même enfant, est-ce que vos parents vous ont enseigné la langue que vous parlez ? Ou bien avez-vous développer vos compétences dans cette langue en les écoutant et en imitant ? C'est identique avec les langues que vous souhaitez transmettre (notez, que j'ai dit : transmettre et non enseigner) à vos enfants. En transmettant, vos enfants vont apprendre et donc acquérir. Vous avez appris votre langue, vous l'avez acquise de manière naturelle, sans les contraintes d'un processus d'apprentissage que seraient les tests d'évaluation. 

Nous ne sommes pas les professeurs de nos enfants. Nous sommes leurs parents. Nous pouvons leur permettre d'apprendre une langue sans la leur enseigner, mais en la leur transmettant. Tout est dans la nuance. L'enseignement se fait dans un cadre formel, la maison n'est pas ce cadre. Elle est un lieu où l'on transmet de manière agréable, ludique, sans contrainte de réussite. 

La question est alors : voulez-vous que vos enfants apprennent les langues de la famille ou qu'ils les acquièrent ? L'apprentissage se fait de manière consciente en apprenant des règles ; l'enseignant peut mesurer le processus d'apprentissage. C'est une manière planifiée de transmettre une langue. On peut tout à fait apprendre une langue, sans l'acquérir - Nous sommes tous et toutes allés à l'école et avons appris une ou des langues que nous ne savons pas parler. Pourquoi ? Parce que nous ne les avons pas acquises. Nous n'en avons pas pris possession. L'acquisition se fait de manière inconsciente. C'est un processus naturel et personnel qui se fait en dehors d'une salle de classe. Acquérir une langue, c'est prendre possession de celle-ci car elle va nous permettre de communiquer. On ne peut pas mesurer l'acquisition, ni sa qualité. Une langue est acquise quand on la parle et l'écrit (couramment).

Vous souhaitez de l'aide pour aider vos enfants à acquérir la ou les langue(s) de la maison, je suis là pour vous aider. Contactez-moi pour que nous fassions un diagnostique et trouvions la meilleure façon de faire en fonction de votre situation.


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We, as bilingual and plurilingual families are all wishing our children to speak all the languages of the family, whether it is the language spoken at home, the language of he country where we live or the school language... We all wish our children to be able to communicate easily with the people they are going to meet. And we certainly wish them to do it in a happy, harmonious manner without getting annoyed.

There is one thing that many parents keep forgetting : we are not the teachers of our children. We have  not been trained to teach languages, and we are not there to give lessons and classes to our children. Home is not school. So, first of all, we must stop to use words which are referring to teaching and learning of languages, as it is done at school. We must ask ourselves the right questions.

When you were children, did you parents teach you the language you are speaking? Or did you develop the abilities you have while listening to them and imitation? It is exactly the same with the languages you wish to give to your children (please note I use the verb: to give and not the verb: to teach). In giving and transmitting them, your children are going to learn them and thus acquire them. You learnt the language you speak in a natural manner, without being constrained in a learning process with assessment tests.

We are not teachers to our children. We are their parents. we are there to help them acquire and learn the language(s), but not to teach to them. The nuance is very important. Teaching is being done in a formal place, not at home. Home is a place of pleasure where transmission is done in a happy, non-constrained manner.

The question would then be: would you like your children to learn the language(s) or to acquire them? the teaching is done in a very strict manner learning rules; the teacher has a teaching process in mind. It is planned. In other word, you can learn a language, without acquiring it. All of us have been going to school and there we had language classes; however, we may not be able to speak them. Why? We did not acquire them. We did not take possession of those languages. The acquisition of languages is done in an unconscious manner. It is done naturally outside the classroom. Acquiring a language is to take possession of it, as it will allow us to communicate. Acquisition cannot be measured by test, nor can we measure its quality. A language is acquire when we can speak it and write it (fluently - which means without having to think and look for words).

You are looking for help so that you children can acquire the language(s) of the home, I can help you. Feel free to contact me so we can look at what is happening in your home and we'll fid the best manner to help you according your own situation.


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    Als tweetalige en meertalige gezinnen, willen we allemaal dat onze kinderen alle talen van het gezin spreken: de taal is die thuis wordt gesproken, de taal van het land waar we wonen of de taal op school... We wensen allemaal onze kinderen gemakkelijk kunnen communiceren met de mensen die ze gaan ontmoeten. En we willen zeker dat ze het op een gelukkige, harmonieuze manier doen zonder geïrriteerd te raken. 

Er is één ding dat veel ouders steeds vergeten: wij zijn niet de leraren van onze kinderen. We zijn niet opgeleid om talen te onderwijzen en we zijn hier niet om lessen aan onze kinderen te geven. Thuis is geen school. We moeten dus allereerst stoppen met het gebruik van woorden die verwijzen naar het onderwijzen en leren van talen, zoals dat op school wordt gedaan. We moeten onszelf de juiste vragen stellen.


    Hebben jullie ouders jullie als kind de taal gedoceerd die jullie spreken? Of hebben jullie de vaardigheden die je hebt ontwikkeld door ernaar te luisteren en te imiteren? Het is precies hetzelfde met de talen die jullie aan jullie kinderen wilt geven (let op: ik gebruik het werkwoord: geven en niet het werkwoord: onderwijzen). Door het geven en  overbrenging, gaan jullie kinderen deze talen leren en dus verwerven. Je hebt de taal die je spreekt op een natuurlijke manier geleerd, zonder te worden beperkt in een leerproces met assessmenttests.

Wij zijn geen leraren voor onze kinderen. Wij zijn hun ouders. we zijn er om ze te helpen de taal/talen te verwerven en te leren, maar niet om ze les te geven. De nuance is erg belangrijk. Het onderwijs wordt op een formele plaats gegeven, niet thuis. Thuis is een plaats van plezier waar de overdracht op een gelukkige, niet-beperkte manier wordt gedaan.


    De vraag zou dan zijn: wilt u dat uw kinderen de taal(talen) leren of verwerven? Het onderwijzen gebeurt op een (zeer) strikte manier leerregels; de leraar heeft een leerproces voor ogen. Het is gepland. Met andere woorden, jullie kunnen een taal leren zonder deze te verwerven. We zijn allemaal naar school geweest en daar hadden we taallessen; het is echter mogelijk dat we ze niet kunnen uitspreken. Waarom? We hebben ze niet overgenomen. Wij hebben die talen niet in bezit genomen. Het verwerven van talen gebeurt op een onbewuste manier. Het gebeurt natuurlijk buiten de klas. Een taal verwerven is er bezit van nemen, omdat het ons in staat stelt te communiceren. Acquisitie kan niet worden gemeten door te testen, noch kunnen we de kwaliteit ervan meten.

U zoekt hulp zodat uw kinderen de taal/talen van het gezin kunnen leren, ik kan u daarbij helpen. Neem gerust contact met mij op zodat we kunnen kijken wat er in uw huis gebeurt en we kijken hoe we u het beste kunnen helpen in uw eigen situatie.

 

mardi 8 septembre 2020

6 clefs pour développer harmonieusement le bilinguisme de vos enfants / 6 keys to be successful when educating your children with more than one language / 6 sleutels on the tweetalige opvoeding van je kinderen even succes te zin

 



On se pose toujours beaucoup de questions quand on élève ses enfants avec plusieurs langues. Est-ce que je fais bien ? Est-ce la bonne méthode ? Que devrais-je faire ? 

Voici quelques clefs :

Clef nº 1 : ne lisez pas trop pour ne pas stresser :

Afin de ne pas stresser, faites attention à ce que vous lisez, c'est une des clefs ! Je m'explique. On a tous tendance - moi la première à vouloir lire pour s'informer et savoir si l'on fait bien. En lisant trop et en lisant les "mauvaises" choses, on finit par se poser tellement de questions que l'on stresse. Si vous stressez, vous allez stresser vos enfants. Je n'ai pas dit qu'il ne faut pas lire ou s'informer, bien au contraire. Il faut juste faire attention à ce que l'on lit.  Il faut bien choisir ses lectures. Lit-on les bonnes choses ? Il y a tellement d'informations sur la Toile que cela devient difficile de savoir qui a raison. Qui croire ? Les discours scientifiques peuvent être les ardus à lire quand on ne maîtrise pas la langue universitaire, d'ailleurs avons-nous envie de lire tous les travaux scientifiques. Récemment une maman me disait, j'ai bien vu cette nouvelle "émission" en live en anglais sur FB, mais c'est bien trop scientifique, bien trop compliqué pour le commun des mortels me disait-elle !  Je vous propose juste un exercice - surtout quand vous lisez en anglais ! Cherchez attentivement qui se trouve derrière le blog, le site ou l'article que vous lisez, la personne qui écrit doit se faire connaître. Voici les questions que vous pouvez-vous poser alors : (1) est-ce que cette personne a fait des études dans le domaine du multilinguisme ? Si oui, quelle est sa formation ? (2) est-ce que cette personne semble présenter son expérience plus qu'autre chose ? Si oui, dites vous l'expérience est intéressante à partager, mais elle reste personnelle. Il est intéressant de lire, mais cela ne s'applique pas nécessairement à votre famille (3) cette personne semble connaître le jargon universitaire et tout ce qui a pu être écrit et publié, mais s'est-elle vraiment formée ? A-t'elle fait ses propres recherches qu'elle a publiées ? Certes, on peut devenir cuisinier sans avoir fait de grandes écoles de cuisine, mais peut-on devenir spécialiste en éducation bilingue sans avoir étudié un minimum ? Est-ce que vous confiriez votre enfant à quelqu'un qui se dit maître-nageur mais n'a pas de certification professionnelle en natation ?? Non, car si votre enfant se noie, est-ce que cette personne saura le secourir ? Ce ne sont que quelques questions que je pose ici, mais il y en a bien d'autres.  Je ne nommerai personne ici, car c'est à vous de choisir qui vous lisez et qui vous écoutez.  N"hésitez pas à venir vers moi, si vous avez des questions et des doutes. 


Clef nº2 : armez-vous de patience 

Vos enfants ne deviendront pas bilingues du jour au lendemain parce que vous l'avez décidé ! Comme tout parent, vous savez ce qui est bon pour eux. Vous savez que le bilinguisme leur ouvrira de nombreuses portes à l'avenir, et que l'idéal est qu'ils commencent à acquérir les langues de la famille dès la naissance. Pensez-vous qu'un petit bonhomme de 2 ans, qu'un enfant de 7 ans (l'âge de raison, dit-on) ou même qu'un adolescent très réfléchi pensent déjà à leur avenir, et au fait que parler plusieurs langues leur sera utile ?? Que cela leur ouvrira des portes ? Personnellement, je ne pense pas que c'est ce à quoi ils pensent. C'est un peu comme la nourriture. Vous savez ce qui est bon pour votre enfant. Vous savez que le lait par exemple, c'est bon pour sa croissance, bon pour la solidité des os. Et votre enfant s'obstine à refuser de boire son verre de lait tous les jours. Pareils pour certains légumes, n'est-ce pas ? Votre enfant refuse certains légumes, que faites-vous ? Il y a plusieurs méthodes : les forcer en se fâchant, passer son temps à lui expliquer que le lait c'est bon pour lui et sa santé ou alors s'armer de patience, et recommencer encore et encore, et trouver des moyens pour que votre enfant boive son lait, mange ses légumes. Tant qu'il n'aura pas compris l'utilité de quelque chose, il refusera. C'est pareil avec les langues, votre enfant va les mélanger. Il va les refuser. Il va avancer, puis reculer. A chaque fois que vous aurez pensé gagner une bataille, il vous faudra recommencer. Il vous faudra donc énormément de patience, mais cela vaudra la peine. 


Clef nº3 : parlez beaucoup, encore et encore, avec votre enfant pour qu'il entende la langue

Plus vous parlez avec votre enfant, plus il apprendra à parler. L'interaction orale est reine dans le développement du langage. Toutes les occasions sont bonnes pour parler et échanger avec votre enfant ! Il faut parler de tout et de rien. C'est important. Souvenez-vous quand vous étiez enfant, vos parents parlaient avec vous. Vous les entendiez parler. À l'école la maîtresse parlait. Avec vos grands-parents, vos frères et sœurs, vos cousins-cousines, etc. Les occasions de parler et d'entendre la langue étaient foison et très nombreuses. Certes, il n'y avait souvent qu'une seule langue et c'était un peu plus facile. Là, vous êtes à l'étranger et vous êtes la seule à parler la langue. Il n'y a pas d'interactions avec d'autres. J'avoue que ce n'est pas toujours facile. 

Comment faire me direz-vous ? Eh bien, il faut parler avec votre enfant le plus souvent possible, sur tous les thèmes possibles. Par exemple, vous allez faire des courses. Et bien, parlez de ce que vous achetez : vous pouvez dire : on va acheter : trois pommes vertes qui sont des pommes acides, des bananes jaunes qui viennent d'Afrique... Il y a là du vocabulaire et des tournures de phrases. Je me souviens, quand mes propres enfants étaient encore tout petits, j'allais faire des courses et je leur disais ces phrases en français. Je me souviens que les gens me regardaient en se demandant pourquoi je pouvais parler ainsi de mes courses à des tout petits enfants qui ne pouvaient pas encore me répondre. Cela leur a permis d'acquérir du vocabulaire et d'associer un objet avec un mot. Faites la même chose quel que soit leur âge. Ensuite, en voiture, au lieu de mettre de la musique, vous pouvez mettre un CD qui raconte une histoire, vous pouvez jouer à des jeux de mots comme l'alphabet par exemple. 

A la maison, au lieu de mettre une chaîne de radio locale, mettez une chaîne de radio dans votre langue. La technologie moderne a cela de merveilleux qu'elle nous permet d'écouter ces radios via l'internet. Toutes les occasions sont bonnes pour parler à votre enfant, pour lui faire entendre la langue. 

Plus votre enfant entendra la langue, mieux ce sera pour lui.


Clef nº 4 : acceptez que votre enfant mélange les langues

Je pense qu'il est inutile de vouloir la perfection à tout prix. Nous souhaitons tous que nos enfants parlent les langues avec perfection, qu'ils ne les mélangent pas, qu'ils sachent faire la différence entre toutes les langues qu'ils parlent, mais aussi et surtout qu'ils fassent bien la différence entre les différents vocabulaire et les différentes grammaires. C'est malheureusement un peu un rêve. Pourquoi cela ? D'abord, parce qu'en habitant à l'étranger, certains mots des autres langues sont devenus des automatismes. Il y a des exemples tout simple, supposez que vous habitez aux Pays-Bas, l'enseignante sera appelé Juf Marieke par exemple. Tous les enfants parlent de leur enseignante en l'appelant Juf. Il sera plus facile à votre enfant de dire 'juf" que de trouver le mot équivalent en français qui est d'ailleurs plus long : la maîtresse. Pour pourrez alors avoir des phrases : aujourd'hui, avec juf Marieke, on a fait... Un autre exemple, vous êtes en Irlande et votre enfant fait du football gaélique, il n'ira pas au stade pour s'entraîner, mais au GAA. Tous ces petits mots vont se mélanger dans votre quotidien, d'ailleurs, si vous y réfléchissez à deux fois, vous les utilisez aussi. En grandissant, votre enfant corrigera de lui même en fonction des personnes à qui il va parler. Si la personne connaît la langue et la culture du pays dont il parle, il utilisera ce mot car son interlocuteur comprendra ce qu'il dit - vous par exemple savez de qui ou de quoi il s'agit. Pour quelqu'un qui n'a pas été élevé dans la même culture, il fera attention et utilisera le bon mot, comme vous d'ailleurs. 

Quant à la grammaire, pourquoi faire des phrases compliquées quand la formation des phrases dans l'autre langue est plus facile. Alors là, c'est plus complexe. Ce n'est pas la fin du monde !! On peut passer son temps à corriger son enfant en disant : ce n'est pas comme ça qu'il faut dire. Passez plutôt par redire ce que votre enfant a dit, en utilisant la bonne structure de phrase. Vous vous tirerez moins les cheveux, vous aurez moins de "conflits" avec vos enfants et les choses se corrigeront petit à petit. C'est aussi en lisant à vos enfants qu'ils apprendront à utiliser les bonnes structures de phrases. 


Clef nº 5 : définissez vos objectifs, préparez un plan et restez réaliste 

Pour réussir l'éducation bilingue de vos enfants, il faut vous fixer des objectifs. Ces derniers vont évoluer à mesure que vos enfants vont grandir. Surtout, il faut rester réaliste. Ne pensez pas que vos enfants deviendront bilingues du jour au lendemain sans que vous ayez planifié, sans que vous ayez décidé ce que vous alliez faire et comment. Il faut y aller pas à pas, et ne pas sauter d'étapes. Comme vous le savez, j'aime bien faire des comparaisons pour rendre les choses plus simples à comprendre et à mettre en place. Je vais choisir ici une comparaison avec la cuisine. Pour savoir cuisiner, vous devez d'abord comprendre le vocabulaire. Pareil pour une langue, il faut connaître du vocabulaire et celui-ci va s'enrichir avec le temps. Pour cuisiner, il faut savoir mettre les ingrédients ensemble, il s'agit là de la grammaire. Comment assembler les ingrédients que sont les mots. C'est la connexion des mots ensemble. D'abord, ce sont des choses simples, on commencera pour un quatre-quart avec peu d'éléments, pour terminer grâce à la pratique à faire des gâteaux plus élégants et complexes dans leur préparation. Pareil avec la langue, demandez d'abord à votre enfant de faire des phrases simples et avec le temps, son vocabulaire va s'enrichir, sa maîtrise de la grammaire se fortifiera et il saura parler de choses plus diverses et complexes. 

Comment établir vos objectifs ? Il faut commencer par des objectifs simples et surtout réalistes. Vous ne pouvez demander à votre enfant de tout savoir faire en une fois. Il faut y aller étape par étape. Vous éviterez ainsi d'être déçus et de baisser les bras. Ne demandez pas trop à vos enfants en une fois. Avec les partenaires du projet Erasmus+ dans lequel je participe, nous préparons un livret qui propose des objectifs simples et réalistes aux parents et leur permet de les définir et surtout de les suivre. Vous pouvez définir vos propres objectifs en famille ou je peux vous aider


Clef nº 6 : restez positif

C'est un élément primordial de la réussite. Il faut toujours voir ce que fait votre enfant dans ses langues comme une avancée positive. Votre enfant est encore petit, son rêve est de devenir jockey. Il fait du cheval et il tombe. Qu'allez-vous lui dire ? Qu'il est vraiment nul et n'y arrivera jamais, ou bien allez-vous lui dire que ce n'est pas grave qu'il faut qu'il recommence et réussira mieux la prochaine fois. Même si vous avez eu peur, vous êtes resté-e-s positifs/ives pour votre enfant. Ou encore, il y a une compétition et il ne monte pas sur le podium. Allez-vous dire à votre enfant que c'est de sa faute, qu'il ne fait pas bien ou allez-vous lui dire que ce n'est pas grave et que prochaine fois sera la bonne ? Il en est de même avec les langues ! Pourquoi passez votre temps à dire à vos enfants que la langue qu'ils utilisent n'est pas bien alors qu'ils essayent ? Voyez les choses de manière positive en faisant des compliments. Même s'ils mélangent les langues, les codes, même s'ils n'atteignent pas toujours les objectifs que vous vous êtes fixés, restez positifs. Avancez et continuez, sachez que ce que vous faites, vous le faites bien. Ne vous comparez pas aux autres, chaque famille est différente, chaque enfant est différent. 


Si vous avez une question, si vous doutez, vous pouvez me contacter sur : contact@multilingualcafe.com ou lamaisondumultilinguisme@gmail.com, nous établirons ensemble votre projet langue pour la famille. Nous pourrons discuter de la P.O.I.R.E. une méthode que j'ai développée pour que l'éducation bilingue se déroule harmonieusement.

J'aurais plaisir à échanger avec vous sur le sujet


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When raising our children with several languages, we are all wondering about the good manner to do so. Am I doing the right thing ? which is the best method ? What should I do ? 

Here are 6 keys to help you:

Key nº1 : do not read too much, so you will not stress

If you do not wish to stress concerning the plurilingual education of your children, be careful about what you read! This is one of my keys. Let me explain! We are all tempted - and I am one of those as well - to find information, to read in order to know whether we are doing the right things. In reading too much and in reading the "wrong" things, we are wondering too much, asking ourselves too many questions and then we start stressing. I did not say, you should not read and get informed, on the contrary. You just have to be careful about your choice of literature. You have to choose well what you are reading. Are we reading the right articles? There are so many articles, blogs, websites on the Web that it can be difficult to know who is right. Who can we believe? Scientific and academic literature can sometimes be difficult to read when you do not master the university jargon, and do we really want to read scientific researches and findings everyday. Recently a mother was telling me that she saw a new type of information on Facebook, a live program on multilingualism and she added, it is way too scientific, of no interest for families as it is not really giving them concrete information. May I suggest you a little exercise - especially when reading in English! It is important that you search who is writing, who is the author of the blog or the article, or of the website you have an interest in. The person writing should give information about himself or herself. And then ask yourself: (1) is this person an expert in multilingualism? If so, is he or is she trained? Which studies did he/she follow? (2) Or is this person presenting his/her own experience? If so, this is interesting to read about other people's experiences, but would that work for your own family? Not necessarily! If that person knows all that has been written and published and has a good grasp of the terms and jargon, but is he/she trained? What has been published under his/her name? I agree, you can become a cook without going to a cookery school. But can you be an expert in bilingual and plurilingual education without having studied? Would you let you children learn swimming with someone who has not been trained in case your child get drowned. Would that person be able to save your child if he/she is not trained? Would someone who has learned first aid be a doctor? No, obviously no! So, it is up to you to ask yourself questions and to make your own choices. I am going to name nobody, however, if you have doubts and questions, do not hesitate to come back to me. 

Key nº2: be extremely patient

Your children are not going to become bilingual overnight, just because you decided so. As any parent, you know what is good for them. You know that bilingualism will open many doors to them in their future and you know it is ideal that they start acquiring the family languages as soon as they are born. Do you really think that a little boy of 2 years of age, or an child aged 7 (the age of reason, as it is commonly said), or even a bright teenager are thinking about their future and the fact that speaking several languages will be very useful to them? That it will open many doors? Personally, I do not think so. I do not think they see any usefulness in the languages you are giving them. It is like food. You know what is good for your child. You know, for example, that milk is good for their growth, for their bones. But your child keeps refusing to drink milk. It is the same with some vegetables, isn't it? What are you doing? There are several methods: forcing them while getting cross, repeating again and again that milk and vegetables are good for their health or be extremely patient and start again and again and again, and finding ways for your child(ren) to drink milk and eat vegetables. As long as they have not understood the usefulness of something, they will refuse them. Then they will accept, and after they will refuse again and you feel like going backwards. Every time you feel you win a battle, you will have to start again for the next one. So you will need a lot of patience, but it is really worth it.


Key nº3: talk a lot to you child, talk, talk and talk, so that s/he hears the language. 

The more you speak with your child, the more s/he will learn to speak. Interaction is the most important activity for your child's language development. Every opportunity is good to speak and exchange with your child! You have to talk about everything and nothing. It is important. When you were a child, your parents were talking with you. You heard them talking. The teacher was talking at school. You were talking with your grand-parents, your brothers and sisters, your cousins, etc. The opportunities to speak and hearing the languages are extremely numerous. Your are going to tell me, there was only one language and it was easier. Now you are living abroad, and you are the only person speaking your language. There are no interaction with other people. I accept this many not always be easy.

You can then ask me: how can I do? Well, you have to speak to your child(ren) as often as possible, on every possible topic. For example, when you go shopping. Then, talk about what you are buying: you could say: "we are going to buy three green apples, the red apples are sweeter, the yellow bananas are coming from Africa..." There are a lot of words there to learn and also the manner the sentences are created. I remember, when my own children were small, I was talking that way to them and people around were looking at me wondering what I would be saying and why I would be talking to such small children while shopping, when they could not answer. This gave them a chance to learn the vocabulary and to associate word and objet. Then in the car, instead of music, you can put a CD of someone reading a story, you can play letter games such as the alphabet for example.


At home, instead of the local radio, you can listen to a radio in your own language. Modern technology is wonderful and gives us a chance to listen to radio via the internet. Every opportunity is good to talk to your child and have him/her listen to the language.

The more, s/he will hear the language, the better it is going to be.


Key nº4: accept the fact that your child is going to mix up languages

I think there is no point in wishing everything to be perfect all the time. We are all wishing our children to speak the languages perfectly, for them not to mix the languages and also that they can make the difference between the various languages, that they do not mix words and grammar. Unfortunately I feel it is a dream. Why do i say this? Because when you live abroad, some words from the other languages will become necessary in your everyday talk. I can give you a very simple example. All the children in the Netherlands call their teacher Juf. It will become easier for your child to use the word "juf" than trying to find the word in English which is longer anyway: teacher. Then, your child will say: "Today with Juf Marieke, we did..." Another example, you are in Ireland and for his training, you child does not go to the stadium, but the GAA. All those little words are going to be mixed up in you everyday talks. Be careful, you are using them as well! As your child grows up, the changes and corrections will be made automatically depending on who your child is talking to and whether the person knows the culture and language of the country he is using. If not, your child will use the "proper" or "correct" word using the word teacher or stadium, so that the person s/he is talking to will understand. Your child will be careful when s/he talking to someone who has not been brought up in the same culture.


As for the grammar, why trying to make complicated sentences, when it is quicker and easier in the other language. Here it is a bit more complex. But at the same time, it is not the end of the world! You cannot spend your time correcting your child saying; this is not the right way, you should say it that way. use another method, repeat the sentence your child say using the right structure. Then you will be pulling your hair less, you will have less conflict with your child and things will correct a little at a time. It is also in reading to your child that they will learn the proper constructions of sentences. 


Key nº5: define your aims, prepare a plan and keep being realistic

In order for you to succeed in the bilingual or plurilingual education of your children, you have to have a target. Your aims will evolve as your children will grow up. However, you have to be realistic. Do not think your children will become bilingual overnight without your having planned it, without your having decided what you were going to do and how. You have to take one step at a time and not jump over any of them. As you know, I like to compare to make things simpler to understand and to put into place. To be able to cook, you need to know the cooking vocabulary. It is the same with a language, you have to learn the vocabulary and it will enrich itself with time. To cook, you need to put all the ingredients together in a certain manner, it is the grammar, the connexion with the elements. How to assemble the ingredients, the words. First, you start with simple cakes such as a madeira cake with few ingredients and then later you can create more complex cakes which are more elegant and more difficult to create. It is the same with a language! You must first ask your child to make simple sentences, with time, his/her vocabulary will grow. His/her mastery of the grammar will get reinforces and s/he will be able to say more things and in a more complex manner. 


How can you establish your target? You have to start with simple aims and they must be realistic. You cannot ask your child to be able to do everything in one go. You have to proceed one step at a time. Then you will avoid to be disappointed and then to give up. Do not ask you children too much at one time. With my partners from the Erasmus+ project I am taking part into, we are preparing a booklet with simple and realistic aims, so that you can define them and follow them. You can plan your own target or I can help you if you wish. 


Key nº6 : be and keep positive

It is absolutely essential if you wish to be successful. Looking at what you child is doing with his/her languages as a success all the time is very important. Your child is still small, he may dream to become a jockey. He is taking horse riding lessons. Then one day, he falls! What are you going to say? You are stupid, it is your fault, you did not sit properly on your horse. You will never manager. OR are you going to say: it is ok, do not worry. You will be better next time, this can happen. Hope your are not hurt too much! Even if had a fright yourself, you are going to stay positive with your child. to if your child does not get a medal at a competition, are you going to say: it is your fault, or are you going to say, it does not matter and s/he will happen the next time!? It is the same with the languages! Why do you keep telling your child they are not doing it right when they are trying? Look at things in a positive light, complement them. Even if they mix languages, the codes and are not always reaching the aims your have, keep having a positive attitude. Keep on, and do not forget that what you do is good. Do not compare yourself with others, your family is unique, your child is unique as well.


If you have a question, if you have doubts, you can contact me on contact@multilingualcafe.com or lamaisondumultilinguisme@gmail.com, we can establish a Language Plan© for your family. You can talk about the P.O.I.R.E., a method I develop to help the bilingual education.


I will be very happy to share with you on the matter.