mardi 20 mai 2014

Pourquoi j'aime ce que je fais ? / Why do I love what I do ? / Waroom ik hou zo van wat ik doe ?



Pourquoi j'aime ce que je fais ? 

Je parle rarement de moi et pourtant, aujourd'hui, je vais le faire. C'est en lisant l'histoire de Lori Thicke, fondatrice de Translators without Borders, avec qui je travaille depuis 1999 que j'ai eu envie de raconter comment je suis arrivée ici.
C'est en commençant l'école secondaire que j'ai fait mes premières découvertes avec les langues. J'avais alors 11 ans. Je n'oublierai jamais ma prof d'anglais en 6e, une religieuse, qui m'a fait prononcer : "three" / "tree" pendant 5 minutes pour essayer de me faire faire la différence. Cela aurait pu me dégoûter des langues vivantes à tout jamais. Ce fut l'inverse, je me suis passionnée pour la langue de Shakespeare, puis la langue de Goethe. De fil en aiguille, je suis arrivée en terminale et cette année-là une autre prof, celle de philosophie cette fois, une religieuse également, nous a proposé de participer au Concours de la Journée Européenne des Écoles. J'étais en section scientifique et le thème des jumelages intéressait peu mes camarades de classes. Je me suis lancée et j'ai écrit un long essai. Sélectionnée par l'école, mon texte a été envoyé à Bruxelles et à ma grande surprise, j'ai gagné. J'ai pu représenter la France en 1981 à un séjour européen à Bonn pendant 15 jours au mois d'août. Une expérience fantastique, inoubliable. Une autre occasion pour moi d'utiliser les langues que j'avais apprises en classe et de voir à quel point elles pouvaient être utiles.
De fil en aiguille, je me suis retrouvée en fac de langues, j'ai approfondi mon anglais, mon allemand et commencé l'apprentissage du néerlandais en passant par une découverte de l'italien. Quel plaisir !!
La vie d'étudiante m'a emmenée à la découverte de nombreuses personnes. Entre les jumelages, les séjours à l'étranger,…. les accueils d'étrangers à la maison. L'ouverture aux autres, à l'étranger a toujours été très importante chez nous. L'ouverture à l'autre, une valeur importante que nous ont appris nos parents.
J'ai pu encore et encore voir l'utilité de savoir parler d'autres langues que ma langue maternelle, le français. En 1989, j'ai été envoyé comme lectrice à Trinity College, Dublin en Irlande. En complète immersion dans un monde anglophone, j'étais en plein bonheur. C'est au cours de cette année, que l'on m'a proposé de devenir traductrice pour le mouvement scout à l'international. Ce fut pour moi un autre déclic. Je découvrais alors à quel point savoir parler d'autres langues pouvait permettre aux gens de se comprendre. A quel point, on peut être handicapé si l'on ne parle qu'une seule langue. New York, Durban, Madrid, Rome, Dusseldorf, Paris, Oslo…. les scouts m'ont permis de voir du pays certes, mais surtout de découvrir à quel point la langue, les langues sont importantes.
Après une année au Canada, un pays bilingue qui me fit découvrir les bonheurs du bilinguisme, je me suis mariée avec un étranger, un Irlandais pour être exacte. Là, dans son pays, ce fut une bataille, une bataille constante pour faire accepter ma langue. Faire accepter le fait que j'avais le droit de parler en français à mes enfants, même si j'habitais plus dans mon pays d'origine. Une bataille pour faire comprendre que j'offrais une magnifique cadeau à mes enfants. La belle-famille, les instituteurs, le corps médical me déconseillaient de parler autre chose que l'anglais. Je savais que ce que je faisais était juste. Il me fallait continuer. J'ai continué et je suis enchantée de l'avoir fait. Mes enfants sont parfaitement trilingues maintenant (français, anglais et gaélique irlandais) et n'ont aucun problème pour l'apprentissage de l'allemand à l'école. Mes enfants sont à l'aise partout. Ils ont un esprit ouvert à la différence. Le fait de parler plusieurs langues leur a permis de développer de nombreuses capacités intellectuelles certes, mais aussi sociales.
C'est cette bataille incessante qui m'a poussée à vouloir vous aider dans ce chemin du bilinguisme pour vos enfants. C'est pour cela que je me suis formée un peu plus et que j'ai fondé le Multilingual Education Café.
Vous aidez est pour moi un réel bonheur.

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Why do I love what I do?

I rarely talk about me and yet, today, I 'll do so. It is in reading the story of Lori Thicke, the founder of Translators without Borders, with whom I have been working since 1999 that I felt like telling how I got here .
This all started secondary school I did my first discoveries with languages. I was 11 years of age then. I will never forget my first English teacher, a nun, which made me say: "three " / " tree" for 5 minutes to try to make me pronounce the difference. This could have disgusted me forever of languages. It was the opposite in fact, I got passionate about the language of Shakespeare and the language of Goethe . Then in the last year of my secondary school, another teacher, the philosophy teacher, another nun, suggested to participate in the European Schools Competition. I was in the scientific section and the theme of competition was "twinning" in which few of may classmates had an interest. I did it and I wrote a long essay. Selected by the school, my essay was sent to Brussels and to my surprise, I won. I was able to represent France on a European trip to Bonn for 15 days in August 1981. A fantastic experience, an unforgettable experience. It was another opportunity for me to use the languages that I had learned in school and see how useful they could be.
Then, I went to the university and studied languages. I deepened my knowledges of English, German and started learning Dutch and discovered Italian. What a pleasure!
The student life brought me to meet many different people. Between twinning, stays abroad .... welcoming of foreigners at home, everything was linked to being able to speak a foreign language. Openness to others has always been very important - our parents taught us that important value.
Again and again I saw and enjoyed the usefulness of being able to speak modern languages ​​other than my native language, French. In 1989, I was sent as a lecturer at Trinity College, Dublin, Ireland. Complete immersion in an English speaking world, I was in full happiness. It was during that year that I was offered to become a translator for the Scout movement at an international level. For me it was another click. I then discovered how knowing how to speak other languages ​​could allow people to understand one another. Not being able to speak foreign language can be a huge handicap. New York , Durban , Madrid, Rome , Dusseldorf, Paris , Oslo .... the scouts gave me the chance to travel, but especially to discover how languages ​​are so important .
After a year in Canada, a bilingual country that made me discover the joys of bilingualism, I got married to a foreigner, an Irishman to be exact. There, in his country, the battle started, it was a constant battle to have my mother tongue accepted. To accept the fact that I had the right to speak in French to my children, even if I lived another country than mine. A battle to make people understand that I was offering a wonderful gift to my children. In-laws, teachers, medical staff were full of advice and advised  me against any other language than English. I knew what I was doing was right. I had to continue. I did and am happy I did. My children are now fully trilingual (French , English and Irish Gaelic) and have no problem learning German at school. My children are at home anywhere. They are open-minded to the differences. Speaking several languages ​​has allowed them to develop many intellectual abilities of course, but also social abilities.
It is this constant struggle that led me to want to help you on this bilingual path for your children. That is why I trained a little more and I founded the Multilingual Education Café.
Helping you is real happiness for me.

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Waarom ik hou van wat ik doe?

Ik heb zelden gepraat over mij en toch, vandaag, ik zal het doen. Laatste week las ik het verhaal van Lori Thicke, oprichter van Translators without Borders, en ik werk voor haar sinds 1999, dan ik wilde vertellen hoe ik het organisatie oprichtte.
Mijn eerste ontdekkingen met talen begon op de middelbare school. Ik was toen 11 jaar. Ik zal nooit vergeten mijn leraar in Engels, een non, die me wilde zeggen : " three " / "tree " gedurende 5 minuten om te proberen een verschil tussen de tweede woorden te maken. Dit zou me talen verafschuwen. Het was het tegenovergestelde, ik ben over de taal van Shakespeare en de taal van Goethe gepassioneerd . Dan kwam ik tot het laatste klaas van middelbare school en dit jaar een andere leraar, de filosofie lerares, een andere non voorstelde ons om deel te nemen aan de wedstrijd van de Europese Scholen. Ik was in een wetenschap sectie en het thema van "Jumelage" die weinig van mijn klasgenoten een interest daarin hadden. Ik begon en ik schreef een lang essay. Geselecteerd door de school is mijn essay  naar Brussel verzonden en tot mijn verbazing, ik heb gewonnen. Ik was in staat om Frankrijk te vertegenwoordigen op een Europese reis naar Bonn voor 15 dagen in augustus 1981. Een fantastische ervaring, onvergetelijk! Een andere kans voor mij om de talen die ik in school had geleerd te gebruiken en zie hoe ze nuttig zou kunnen zijn.
Dan begon ik met de universiteit en studeerde talen, ik verdiepte mijn in het Engels, het Duits en begon het Nederlands te leren en had een ontdekking van het Italiaans. Wat een genot !
Het studentenleven heeft mij geleid tot de ontdekking van vele mensen. Tussen jumelage, blijft in het buitenland .... ontvangst van buitenlanders thuis. Openheid naar anderen mensen van buitenland is altijd heel belangrijk voor ons geweest. Onze ouders leerden om open aan anderen te zijn; het is zo belangrijk.
Ik heb opnieuw en opnieuw gezien het nut en de mogelijkheid om andere talen te spreken, anders dan mijn moedertaal, het Franse taal. In 1989 werd ik als docent aan Trinity College in Dublin, Ierland . Een volledige onderdompeling in een Engels-sprekende wereld; ik was in volle geluk. Het was tijdens dit jaar dat ik begon werken als vertaler te worden de Scout beweging. Voor mij was het een andere klik. Vervolgens heb ik ontdekt andere talen te spreken maakt het gemakkelijker mensen om te begrijpen. Om geen andere buitenlandse talen te spreken kan ook een handicap zijn. New York, Durban, Madrid, Rome, Düsseldorf, Parijs, Oslo .... scouts geven me het kans landen te zien, het kans te reizen, maar vooral om hoe belangrijk talen te weten is.
Na een jaar in Canada, een tweetalig land dat maakte me ontdek de geneugten van tweetaligheid, ben ik getrouwd met een buitenlander, een Ier om precies te zijn. Daar, in zijn land, een strijd begon, een voortdurende strijd om andere mensen mijn taal te accepteren. Aan het feit dat ik het recht had in het Frans te spreken aan mijn kinderen, zelfs als ik niet meer in mijn land woonde. Een strijd om te begrijpen dat ik een prachtige geschenk voor mijn kinderen gaf. Schoonfamilie, leraren, medisch personeel geadviseerd tegen een andere taal anders dan Engels te spreken. Ik wist wat ik deed goed was. Ik moest voortzetten. Ik ben nu zo blij dat ik voortzette. Mijn kinderen zijn nu volledig drietalig (Frans, Engels en Ierse Gaelic) en heb geen probleem Duits op school te leren. Mijn kinderen zijn overal thuis. Ze zijn open aan het verschil. Die meerdere talen dat ze spreken heeft hen toegestaan ​​om natuurlijk veel intellectuele capaciteiten te ontwikkelen, maar ook sociaal capaciteiten.
Het is deze constante strijd die leidde me naar jullie willen helpen op op deze tweetaligheid weg voor uw kinderen te gaan. Daarom studeerde ik een beetje meer en ik richtte het Multilingual Education Cafe.
Ik ben zo gelukkig jullie te helpen.



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