mercredi 29 mars 2017

La lecture et les livres bilingues






Vous partez vivre à l'étranger…
Comment maintenir la lecture en français chez vos enfants ? C'est une très bonne question. 

Quand nous partons à l’étranger, on se pose beaucoup de questions. On prépare beaucoup pour que nos enfants se sentent bien et puissent progresser. Et puis arrive l’heure des devoirs et de la lecture. Comment faire ? Dans quelle langue ?
Commençons par la lecture. Quel livre allons-nous choisir ? Dans quelle langue devons-nous lire ? Qui doit lire ?
Les questions sont nombreuses et toutes aussi importantes les unes que les autres. Je pense qu’il faut lire une histoire qui plaît. C’est le point de départ le plus important, surtout quand il est petit. Si le thème lui plaît, il aura plaisir à vous écouter et à participer à ce moment de lecture. Avec le temps et en grandissant, vous pourrez l’introduire à d’autres livres, d’autres histoires. Il faut d’avoir l’habituer à aimer lire. 

Ensuite, quand on vit à l’étranger, si Papa et Maman parlent la même langue, il faut lire dans cette langue. Pas la peine d’essayer de lire dans une langue que l’on ne maîtrise pas bien. C’est important de lire dans sa langue maternelle car cela permet de garder la pratique de cette langue, mais aussi et surtout de pouvoir la lire et la parler facilement et avec aise. On oublie trop souvent que les langues sont vivantes et qu’elles peuvent mourir – n’avons-nous pas tous étudier des langues dites mortes ??  
Si Papa et Maman parlent des langues différentes, il est bon d’alterner. Une fois dans une langue, une fois dans l’autre. Attention : chacun sa langue !! Pourquoi ? Assez simple parce que Papa n’a peut-être pas la bonne musique de la langue de Maman et inversement. Lire à haute voix quand on n’est pas sûr de la prononciation et des intonations peut faire plus de dégâts qu’autre chose. Il vaut mieux ne pas lire dans une langue que l’on ne maîtrise pas, plutôt que d’essayer et de se planter.

Certains nous diront, puisque nous sommes en expatriation et que nous souhaitons que nos enfants apprennent les langues, pourquoi ne pas prendre des livres bilingues ? Personnellement, je ne pense pas que ce soit une bonne solution. Je m’explique. Tout le monde sait à quel point la lecture est importante :

  • elle est importante parce qu'elle permet de créer des liens entre l'enfant et le parent qui lit
  • elle est importante pour le développement de la compréhension de la langue
  • elle est importante pour apprendre de nouveaux mots
  • elle est importante pour découvrir la culture derrière les mots


Un livre est unique. Il correspond à une culture, celle de l’auteur. Un auteur écrit en fonction de la culture qui est la sienne et donne un regard culturel sur une histoire. Un livre bilingue présente généralement avec une seule histoire présentée avec deux langues. Comme chaque langue est associée à une culture, comme chaque culture a sa langue, il me semble difficile de présenter une même histoire avec deux langues en même temps – une traduction, c’est autre chose. 
Certains diront que cela permet une sorte de passerelle entre deux langues. Certes, mais ils n’aident pas à l’assimilation de la langue maternelle. Ils ne peuvent être utiles que dans un cadre d’apprentissage de la langue, mais pas dans un cadre familial. Ils permettent aux enfants monolingues d’apprendre une langue. Les livres bilingues s’adressent d’en général et principalement à des enfants qui apprennent les langues.

En aucun cas, je les pense utiles aux enfants bilingues. Votre enfant vit déjà avec plusieurs langues au quotidien. La lecture dans les deux langues (séparées) ne peut que l’aider à développer sa perception de ces langues et le plaisir qu’elles offrent. Quand il lit avec Papa ou Maman, il n’est pas à l’école. Il découvre les cultures de ses parents via les histoires et les langues de ces derniers. À chaque histoire correspond une langue. Si vous vivez à l’étranger et que vous souhaitez que votre enfant découvre comment on vit dans le pays de son passeport, c’est la langue de celui-ci qu’il faut lire. Un enfant qui lit associe l’image qu’il voit au texte qu’il lit ou qu’on lui lit. Et donc en lisant un livre dans une langue spécifique, avec des images correspondantes, il pourra s’imaginer ce que font et vivent ses cousins lointains.

Certes, la lecture doit faire fonctionner l’imaginaire. Par exemple, si on raconte en français, l’histoire d’un petit garçon en Afrique. Le point de vue sera celui d’un Français. Il découvrira le vocabulaire français pour décrire ce petit garçon et en même temps les points de vue liés à cette langue. Les Britanniques parleront de ce même petit garçon africain d’une manière autre, avec un autre vocabulaire et s’intéresseront à d’autre aspects de la vie de ce petit garçon. Deux histoires, deux livres différents, deux langues.

Un autre bon moyen de développer le vocabulaire de votre enfant est d’utiliser les dictionnaires imagiers. Il en existe de très nombreux. Ils ne sont en général pas très épais. Si les mots sont écrits dans les deux langues en-dessous de chaque image en suivant l’alphabet d’une des deux langues, il peut ainsi grâce à l’image découvrir le mot dans ces deux langues. Si en plus, il y a une petite phrase traduite, c’est encore mieux, car on a le mot en contexte. Plus votre enfant feuillettera cet imagier, plus il apprendra de mot, mieux il saura les écrire.


Pour résumer, lire est important pour développer la langue, la musique et la langue et tout ce que la langue cache comme la culture associée à celle-ci. Éviter les livres bilingues qui n’aideront en rien à l’apprentissage de la langue dans laquelle on se trouve. Il vaut donc beaucoup mieux lire des livres dans une seule langue car ils renferment beaucoup plus de trésors que l’on ne l’imagine.

mardi 21 février 2017

L'acquisition des langues / Language acquisition / De overname van talen



L'acquisition des langues ? Oui, mais les enfants sont-ils vraiment des éponges ?
Are children really like sponges when learning foreign languages?



Posséder une langue quand on est enfant, ce n’est pas aussi simple que cela. En acquérir deux, ça ne l'est pas non plus. Quand en tant qu'enfant, on suit ses parents à travers le monde en expatriation, cela semble aisé. Les parents se disent parfois, que les langues apprises au cours des différents séjours resteront en vie tout le temps. Je n'en suis pas moins sûre.
Tout le monde dit, les enfants sont des éponges. Ils apprennent et absorbent tout facilement. Ils s'imprègnent de ce qu'il y a autour et en font leur. Seulement voilà !! L’éponge doit être gardé humide pour ne pas sécher et se dégrader. Une fois sèche, elle s’effrite. Une éponge qui sèche se vide de toute l’eau qui la fait vivre. L’éponge est au départ un végétal et donc, c’est la même chose qu’avec les plantes, sans eau, elles meurent. Les plantes et les éponges sont des vivants. Elles ont besoin d’être arrosées pour être utilisée ou pour vivre. Mais vous me direz, quel rapport avec les langues ? C’est tout simple, pour les langues, c’est pareil. Ne parle-t-on pas d’ailleurs de langues mortes ? Ne dit-on pas que l’on parle des langues vivantes ? Une langue est une graine qu’il faut arroser et nourrir sans arrêt… Vous est-il déjà arrivé de partir trois semaines en vacances et de retrouver vos plantes mortes parce qu’elles n’avaient pas été arrosées ?? Plus la plante est jeune, plus elle requiert de l’attention. Un vieil arbre aura appris à s’occuper de lui et à trouver ce dont il a besoin pour vivre.
Alors comment faire ? Il faut nourrir la langue que votre enfant a apprise. Et c'est un travail en continu. Tant que votre enfant sera jeune, il faut lui montrer par le jeu, par l'exemple. Tant que l'environnement permettra à l'enfant d'être baigné dans les langues, il continuera à les utiliser. Si vous n'êtes pas motivé et ne faites rien pour que les langues restent vivantes chez votre enfant, elles mourront.

Nous en reparlerons....



Speaking a language when you are a child is not so simple. Speaking two of them is not either. When as a child follow your parents in expatriation, it could seem easy. The parents think that the language their children will learn here and there will be engraved in them all along your life. I am not so sure.
Everybody seems to say that children are like sponges, that they soak in the information. That they learn everything easily. They absorb. Yes, but... the sponge has to be kept humid otherwise it will dry up and become brittled. Once dry, a sponge can disintegrate. The sponge looses the water which makes her live. A sponge is a plant, and so like every plant, it needs water to live. Plants and sponges are organisms which needs to be watered to live or to be used. You will ask me: what relationship does it have with languages? It is very simple. Because, the same is happening to language. Do we not talk about (dead) classical languages and modern (living) languages? A language is like a seed which needs to be watered and nourished all the time in order to be modern and thus living... Did you ever come back home after a holiday and your plants are dead because of a lack of water? It is exactly the same here, if you do not use the language, if it is not nourished in being used, it is going to die. The younger the plant, the more attention it requires. An old tree can look after itself and knows where to find what it needs. 
So for a language, if you want your child to keep them alive, you have to nourish them. You have to show your child how to use them and why. It is a non-stop job. As long as there is language in the child’s environment, they will learn it without being explicitly “taught”. As long as your child is young, you have to show him. if you have no motivation yourself, the language(s) that he/she knows will die. 

We'll talk about it again...



Wanneer je een kind bent, is een taal te spreken niet zo eenvoudig. Twee talen te spreken is ook niet. Wanneer als een kind zijn ouders op expatriation leven volgt, kan het gemakkelijk lijken. De ouders denken dat de taal die hun kinderen hier en daar leert zal in ze hele levenworden gegraveerd. Ik ben niet zo zeker.
Iedereen lijkt te zeggen dat kinderen net als sponzen zijn, dat zij de informatie innemen. Dat ze alles gemakkelijk leren. Ze alles binnenkrijgen. Ja, maar... de spons kan vochtig worden - zonder water zal het opdrogen en verbrokkelen. Eenmaal droog, kan een spons desintegreren. Een spons is zoals een plant en dus net als elke plant heeft van water nodig om te leven. Planten en sponzen zijn organismen die moeten worden besproeit om te leven of om te worden gebruikt. Zult u mij vragen: welke relatie heeft dat wel met talen? Het is heel eenvoudig. Want hetzelfde gebeurt er met talen. Spreken we niet van (dood) klassieke talen en moderne (levende) talen? Een taal is als een zaad dat moet besproeit worden en om modern te zijn en dus om te leven... Heeft u ooit terugkomen thuis na een vakantie en uw planten dood zijn vanwege het water nodig heeft? Het is precies hetzelfde hier, als u de taal niet gebruikt, als de taal niet gebruikt wordt, gaat het om te sterven. Hoe jonger de plant, hoe meer aandacht. Een oude boom zelf kunt verzorgen en weet waar te vinden wat het nodig heeft.
Voor een taal, als u wilt dat uw kind hem te gebruiken, moet je het voeden. U moet uw kind laten zien hoe de taal te gebruiken en waarom. Het is een non-stop taak. Zolang er een taal aanwezig in de omgeving van een kind is, zal hij leren. Zolang uw kind is, moet u hem laten zien. Als je zelf geen motivatie, zal de talent die hij/zij kent sterven.

We zullen daarover opnieuw spreken...


lundi 13 février 2017

Ulysse, petit expat



Ulysse, petit expat

de Mathilde Paterson 
illustrations de Laetitia Zink



Ce petit livre illustré pour enfants est une merveille. C'est un must pour les enfants expatriés ou dont les parents pensent à partir.
Ulysse vit avec ses parents et sa petite sœur Chloé. Un jour, tout est étrange. Il y a beaucoup de cachoteries, maman chuchote au téléphone. Tout se passe comme avant la naissance de Chloé, mais là tout est différent. Et, un jour, papa annonce qu'on va vivre une grande aventure : l'expatriation ! "L'expa... quoi ?" demande Ulysse. C'est alors que papa et maman commence à leur expliquer, à lui et à Chloé ce qui va se passer. Sans savoir pourquoi, c'est si excitant de tout changer, Ulysse accepte. Il va partir découvrir la vie dans un autre pays.
Mathilde Paterson décrit simplement, mais clairement pour les enfants ce qu'est l'expatriation. En passant par l'annonce, les préparatifs, le déménagement, l'installation, la nouvelle école, la nouvelle langue... la famille au loin. Skype, les vacances en France, la visite de Papi et Mamie, les traditions.... etc. Tout ce que votre enfant a vécu ou vivra en vivant à l'étranger est passé en revue. L'expatriation est présenté sur un ton plaisant qui allie les faits à la réalité. Tout enfant en expatriation se retrouvera dans Ulysse et sa petite sœur.

J'ai vraiment beaucoup aimé ce livre aux illustrations simples, colorées et explicites. C'est un livre que je recommande fortement à toutes les familles qui partent ou qui ont le projet de partir. Il permet aux enfants de s'identifier à Ulysse, et de pouvoir appréhender la vie dans un autre pays avec un autre regard. Il permettra aussi aux parents inquiets ne sachant pas comment annoncer l'expatriation prochaine à leurs enfants de pouvoir les préparer.

Ce livre est bien plus que la simple histoire d'Ulysse, un petit expat au bout du monde, c'est un livre qui permet aux enfants de se préparer et de s'identifier à ce qui leur est arrivé ou va leur arriver. Il permet aussi d'ouvrir le dialogue avec vos enfants, de leur donner la possibilité de parler de leurs peurs avant le départ. Le pays où habite Ulysse est inconnu et celui dans lequel il s'expatrie est tout aussi inconnu, ce qui permet à chaque enfant de pouvoir vraiment se retrouver dans Ulysse, dans ce petit garçon qui a dû tout quitter et donc de s'identifier à lui, un petit garçon qui finalement s'accommode bien de sa nouvelle vie car il s'est bien intégré et s'est fait de nouveaux amis. Laissez-vous tenter...

Mathilde Paterson est l'auteur du site : Heureux comme Ulysse dans lequel elle partage des idées sur l'expatriation des enfants.

Retrouvez-moi également sur le site d'Heureux comme Ulysse....




lundi 5 décembre 2016

Comment choisir son école ? / How to choose a school ? / Hoe kan ik de school kiezen ?


Je commence avec la couverture d'un livre de Marie-Agnès Gaudrat, illustré par Roser Capdevilla.
Oui, l'école est une aventure ! On y apprend, on y découvre, on y fait des rencontres, on y a des échecs,  mais aussi des succès… C'est élément important de l'enfance et de l'adolescence.
Mais nous parents, comment faire pour choisir la "bonne école" pour nos enfants ? La question est d'autant plus pressante et compliquée quand nous élevons nos enfants avec plusieurs langues à la maison et que nous habitons en terre étrangère.


Être à l'étranger, c'est l'occasion pour votre enfant de devenir bilingue, une chance incroyable pour lui. Cependant, le choix de l'école est primordial quand on habite à l'étranger. Il faut absolument faire le bon. Ce choix doit se faire en pensant principalement à l'avenir de l'enfant, pas uniquement à ce que l'on vit au moment présent. Car vos choix influenceront ce que votre enfant pourra ou ne pourra pas faire ensuite. Qui sait s'il sera pompier, chef d'entreprise ou chef d'orchestre ou qu'elle choisira d'être infirmière, institutrice ou danseuse. Il faut aussi prendre en ligne de compte les langues que l'on parle à la maison, une langue, deux langues, trois langues. Avons-nous envie que notre enfant apprenne d'autres langues ? Le choix de l'école est vraiment important.


Il faut sélectionner en toute tranquillité, en sachant que l'on peut se tromper (tout le monde fait des erreurs, moi la première !). Alors, comment faire ? Il faut lire, évaluer les éléments qui peuvent être susceptibles de jouer, d'interférer dans nos choix. N'ayez pas peur de tout remettre en question.
Demandez-vous ce que doit apporter, ce que doit offrir l'école à votre enfant ? Quelles sont vos priorités ? L'apprentissage ? Son bien-être ? Demandez-vous quelles sont les valeurs éducatives de l'école ? Quels sont les principes d'éducation de l'école ? Correspondent-ils aux nôtres ?
Il est aussi important de comprendre comment fonctionne l'école que l'on choisit. Je m'explique, vous serez amenés à rencontrer les enseignants, il est important de pouvoir les écouter et les comprendre et cela se fait en fonction du contexte dans lequel vous vous trouvez, c'est-à-dire en connaissant la culture dans laquelle vous vous trouvez. Vous éviterez ainsi les conflits et les incompréhensions. Car ce sont eux, les enseignants qui évalueront les capacités scolaires de votre enfant. 


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I chose the cover of a book by Marie-Agnès illustrated by Roser Capdevilla. Oh yes!! School is an adventure!! It is a place where you learn, a place where you meet people, a place where you fail, but also a place where you succeed... It is part and parcel of your life as a child and a teenager. 
However, as parents, how can we choose the "best school" for our children? The question is all the more complicated when we are bringing up our children with more than one language and that we are living abroad.

Being abroad is also the chance for your child to become bilingual, an incredible opportunity for him. However the choice of a school is so important when you live abroad. You have to make the right choice. This choice has to be done, not only taking into consideration what you are living at present, but in keeping in mind the future of your children. Your choices will influence what he/she will be or will not be able to do later in life. Who knows whether your children want to be a fireman, a conductor, a company manager or even a nurse, a teacher or a danse. Do not forget as well to take the languages that you speak at home into account, whether it is one two or three. Do we want our child to learn another language? The choice of school is really important.

You have to take your time to choose the school, knowing that everybody makes mistakes. (I do make mistakes as well!) So how can you do? You have to read, ealuate the various elements which can have an influence on your choices. Do not be afraid to question everything.
Ask your self what the school should bring to your child? What are your priorities? The acquisition of new things? His/her well-being? Ask what are the educatiional values of the schools? What are the educational principles of the school? Do you have the same?
It is also important to understand how the school that you choose works. Let me explain, you will have to meet the teachers, it is important to be able to listen to them, to be able to undertsand them according the context where you are, it is in knowing the culture where you are that you will be able to do so. Then you will avoid conflitcts and misunderstanding. Because the teachers are going to evaluate your children and write reports which will follow them



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Gauw het vertaling in het Nederlands 

samedi 9 juillet 2016

¡HOLA! Let's Learn Spanish



When Judy Martialay, a retired French and Spanish teacher, asked me to review her book, ¡HOLA! Let's Learn Spanish, I was surprised and delighted at the same time.  The reading of her book was a lovely surprise for me. And I must say that I really enjoyed it.

Aimed at children aged between 6 and 10 years of age, her book aims at making them discover the Spanish language in a children-friendly manner. The book is not a bilingual book, as many would imagine them. It is different and it opens to the discovery of a new language, Spanish. It all starts with an imaginary plane ride to Mexico. There the children meet Panchito the Mexican Jumping Bean and follow him in his adventures. Judy Martialay gives the reader a chance to discover Spanish words as they read through the story and discover the Mexican culture. This book is different from the many bilingual books I have read is such a way that it is not a translation of the story from English into Spanish, but allows the young reader to discover the Spanish language is a fun way. The addition of Spanish words in the story looks like using words in one language when you speak another one; and it is a great way to get the basic of the language, especially for young children who are not necessarily bilingual.
Extremely children-friendly, the book aims at teaching children basic Spanish words and phrases, at giving them a taste of the language. It is a fun book to read with colourful drawings and a lot of information. The pronunciation of the Spanish words can be found of the site: Polyglot Kidz (http://www.polyglotkidz.com).

This book is much more than just a story using Spanish words within the story. Judy Martialay goes further and offers an activity section where children can try the Spanish they discovered in the story and see whether they can use it.  She really encourages them to use the language in everyday situations, with for example a treasure hunt around the house for some objects. Judy Martialay does not forget the culture linked to a language and has a cultural section that has been well researched. It is explained clearly for children to understand and discover another culture of the world. Children discover the type of Spanish used in Mexico, they learn about local food, customs, markets and piñatas.
Children like to sing and Judy Martialay does not forget it and present a song with its translation and music score; it is the traditional song that children sing when they go breaking a piñata.  There is a craft section where children can create a mask made-up of beans, a very Mexican tradition.  She ends up with a short memo of vocabulary.



lundi 16 mai 2016

Maximize Your Child's Bilingual Ability



Adam Beck asked me to review his new book and I was delighted to do so. It is a great book which I would highly recommend to any parent wishing to raise their children with more than two languages.
The founder of the website Bilingual Monkeys and of the forum Bilingual Zoo, is now sharing his ideas on Bilingual Education in a book, Maximize your Child's Bilingual Ability.

In Adam Beck's own terms, this book is not an academic work and he addresses himself to every family wishing to bring up their children with two or more languages. This is a very easy book to read, a great guide to bilingual education and parenting the bilingual child. He acknowledges that every family is different, every child is unique. He also underlines that his book is "geared for minority language parents" whom the "majority language parent should support actively" (page 24). Being himself the minority language parent, he knows how actively you have to work on it if you wish you child to be bilingual. With 30 "Perspectives" or ways of thinking and 30 "Principles" or ways of acting as he likes to call them, Adam Beck gives us a kind of program with language goals for the family. This guide is informative, methodical and realistic about the challenges. Taken from his own experiences as teacher to bilingual kids as he calls them and as father to bilingual children, he offers many practical tips and ideas. 

The question he asks at the beginning of his book is: "what actions can a busy parent take to optimize the growth of a child's bilingual ability? At the same time, how can this be done in a fun, child-friendly way?" (page xi). If you follow Adam Beck on his journey through bilingualism via Bilingual Monkey, you know that he is full of ideas. He is also very realistic in saying that bilingualism is "bigger a challenge than many believe" (page 15), and that the efforts put into it must not be a burden. 

Adam Beck enjoys metaphor and comparisons. After starting with a comparison between the work of the rice farmers and the parents of bilingual children, both takes time and daily effort to get the best. He calls his book "a buffet of food for thought" in which you can "dip in" and "read in smaller chunks" (page 22). Just like in a buffet, you may not wish to eat from every single dish, so he warns the reader that nor every idea will necessarily suit their aims or situation. "Raising a bilingual child is a marathon, not a sprint"(page 31), this metaphor is also very clear is saying that it does take time to arrive where you want to go. You need desire and determination to finish a marathon, it is the same with the bilingualism of your children. 

He sees many advantages in raising your children with more than one language. One being that you have to spend time with your children, so that they speak the language. No small minor actions is useless. Reading is one thing, but not everything. Children will always remember what they did with their parents. They will remember what you did together. So use this time together to work on the language. You do not wish to hear your child that he or she regrets not having been raised bilingual, so act today. Be pro-active. It is the family heirloom. Adam Beck also quotes a number of people and I will underline two of the quotes he chose: "The future depends on what you do today" (Mahatma Gandhi). This is very true The seeds of today are important for the future of your child. "I do not teach children, I give them joy" (Isadora Duncan). It is so true, if the children enjoy what they do, they will learn. Enthusiasm is very important. If you enjoy and are motivated, you progress.
He is also quite realistic about the circumstances of life: Adam Beck underlines the fact that there is no failure, that you should always stress the achievements reached. Be positive. Inspire you children. Be creative, so it does not get boring for your children. However discipline is a key which will help make progress.

In the second part of his book, the "Principles" are presenting ways of acting which will lead to success. Adam Beck tells us to talk, read and play with our children. More importantly, he gives us other tips such as making the bilingual journey of our children a priority, having a daily routine, understanding the value of the minority language and the impact the schooling in the majority language may have on the children. Getting informed via websites, blogs, getting connected and  getting suitable resources are also some of the keys for success. He recalls what Ana Paula calls the NERC (Narration, Expansion, Recast, Choices) which a another great key for the bilingual development of our children. 

At the end of his book, with a small list of his choice of books and websites, Adam Beck offers the reader a "Reader's Guide" which allows the latter to jump on the "chunks" he likes so that he can dip into them. 
I would highly recommend the reading of Adam Beck "Maximize your Child's Bilingual Ability". Different and easy to read, linked to his own personal experience, this book offers another view on the experience and "marathon" of parenting the bilingual child. I am very grateful he asked me to read it and review it. 

lundi 14 mars 2016

Quelle langue pour l'au-pair ? / Which language for the au-pair? / Welke taal voor de au-pair?



Mary Poppins est certainement la Nanny britannique idéale, celle dont tout le monde rêve. Elle n'est plus une jeune fille au-pair, mais elle remplit bien ce rôle. Qui n'aimerait pas avoir une Mary Poppins chez soi ?
Comment trouver la personne au-pair idéale pour notre famille bilingue ou trilingue ? Je pense qu'il n'y a pas de réponse idéale toute faite qui conviendra à tout le monde. Avant de vous lancer à corps perdu à la recherche d'un ou d'une au-pair, il faut d'abord se poser quelques questions fondamentales. La première est de savoir quelle est la législation du pays dans lequel je réside concernant les personnes travaillant comme au-pair. Il faut aussi savoir pourquoi vous souhaitez une personne au-pair. N'oubliez pas qu'une personne au pair est là pour s'occuper des enfants et tout ce qui tourne autour des enfants, comme une grande sœur ou un grand frère, et qu'elle ou il n'a pas à faire les tâches ménagères. Cette personne partage la vie de la famille et se doit de prendre des cours à l'université en même temps. Nous n'entrerons pas ici dans le détail des obligations des personnes au-pair. 
La personne au-pair n'est pas une baby-sitter, ni une nanny ou une nounou qui elles ne logent pas dans la famille, mais s'occupe des enfants dans la journée ou à certains moments de la journée ou de la semaine. 
La question se pose pour nous de savoir quelle langue ou quelles langues (au pluriel), cette personne au pair doit savoir parler et doit parler avec les enfants ? C'est ce qui nous intéresse ici. 

1er cas : Si la famille est une famille mixte avec des parents qui ont été élevés dans des langues différents, je pense qu'il faut prendre plusieurs éléments en considération :
  1. Le premier est le pays dans lequel la famille réside et donc quelle est la langue majoritaire du pays. Le second est celui des langues de la famille. 
  2. Quelle est la langue ou quelles sont les langues que l'on parle dans la famille ? 
  3. La famille a-t-elle une langue minoritaire ? Si oui, souhaite-t-on la renforcer ? 
  4. Il faut aussi s'intéresser à l'âge des enfants ? Sont-ils scolarisés ou non ? 
  5. Qu'attend-on de la personne au pair que ce soit un jeune homme ou une jeune fille ?

On peut souhaiter que la personne au-pair vive au sein de la famille pour aider à renforcer la langue minoritaire qui ne serait pas la langue de scolarisation. Dans ce cas, il faut une personne qui ait cette langue comme langue maternelle et pourra la parler de manière naturelle aux enfants. Mais elle doit aussi être en mesure de communiquer avec les deux parents et donc maîtriser plus ou moins bien la seconde langue de la famille.

2nd cas : toute la famille parle la même langue et est partie en expatriation dans un pays où l'on parle une autre langue. D'autres questions se posent alors.

  1. les enfants sont-ils scolarisés dans une école internationale ou une école locale où l'instruction se fera dans une langue autre que celle de la maison ?
  2. les parents parlent-ils la langue locale ?
  3. Qu'attend-on de la personne au pair ? Qu'elle aide au développement de la langue locale ou au maintien de la langue d'origine ? 
Suivant les souhaits des parents et le lieu de scolarisation des enfants, la personne au pair aura ou non la langue locale comme langue maternelle. Comme dans le cas précédent, il faut qu'elle parle la langue de la famille pour être en mesure de communiquer avec les parents.


3e cas : la famille est mixte et réside dans un pays autre que celui des deux parents. On se trouve ici dans un cas où il y a trois langues dans la famille : celle des parents + celle du pays. 

  1. Si les enfants sont scolarisés dans une école internationale ou une école locale, la langue utilisée sera différente et aura une influence sur le choix des langues parlées par la personne au pair. Les parents font-ils le choix de faire l'école à la maison dans une des deux langues ou dans les deux ? 
  2. les parents souhaitent-ils que leurs enfants parlent la langue locale ou bien les deux langues de la familles leur suffisent-elles ? 
  3. Qu'attend-on de la personne au pair ?
Si les enfants vont à l'école, il est souhaitable que la personne au pair parle la langue locale ou celle utilisée par l'école internationale. Elle parlera aussi au moins une des langues des parents. Si les enfants sont instruits à la maison, alors soit les parents souhaitent une personne au pair pour "apprendre" la langue locale aux enfants. Dans ce cas, cette dernière devra aussi parler au moins une des langues des parents et avoir la langue locale comme langue maternelle. Soit les parents ne le souhaitent pas, et alors la personne au pair doit maîtriser les langues de la famille afin de pouvoir communiquer avec les parents. 

Comme on peut le voir, les situations sont variées et chaque situation a sa propre logique et ses propres besoins. 
Surtout n'hésitez pas à revenir vers moi avec vos questions, je les attends avec plaisir.


Mary Poppins is certainly the ideal British Nanny, the one about which everybody dreams. She is not any more the young au-pair girl, however she performs this role perfectly. Who would not like to have a Mary Poppins at home?
How to find the ideal au-pair for our bilingual or trilingual family? I think that there is no ideal ready-made answer which will suits to everybody. Before starting the search an au-pair whether male or female, it is important to ask some fundamental questions. The first one is to know the legislation of the country in which you live concerning the people working as to the peer. It is also necessary to know why you wish an au-pair. Do not forget that an au pair-person is there to take care of the children and everything concerning the children, as a big brother or a big sister, and he or she is not there to do the house chores. This person will live with your family as a member of it and has the right to go to the local university to study, but we I will not enter here the details concerning the rights and duties of au-pairs.

The question here is to know which language or languages (in plural) should this au-pair speak with the children. This is what I am interested in today

1st case : if the family is a mixed family with parents who have been brought up in different languages, I think a few points have to be taken into account : 

  1. the first is the country in which the family resides and so what is the majority language of the family
  2. which is the language or what are the languages spoken within the family ?
  3. do the family have a minority language ? If so, do we wish to reinforce it ?
  4. The age of the children has also to be taken into account ? Do they go to school or not ?
  5. What do we expect from the au-pair whether it is a male or a female?
we can wish that the au-pair lives within the family in order to reinforce the minority language which would not be the school language. In that case, the au-pair should have that language as mother-tongue and could speak it naturally with the children. But, he or she must also be able to communicate with both parents and so master more or less well the other language of the family

2nd case: all the family speak the same language and they are gone on an expatriation where the country language is another one. Other questions are then raised: 
  1. are the children going to an international school or a local school or do the parents have chosen homeschooling?
  2. do the parents speak the local language?
  3. What do we expect from the au-pair? That he or she helps to develop the local language or that he or she helps in maintaining the home language?
According the wishes of the parents and where the children are getting their education, the au-pair will have the local language as mother tongue. As above, he or she will have the family language to be able to communicate with the parents

3rd case: the family is mixed and live in a country which is none of the parents. We then have three languages here: the two languages of the parents + the local language.

  1. if the children are going to school in the international school or the local school, the language being used will have an influence on the choice of languages spoken by the au-pair. Do parents choose homeschooling in one or the two languages?
  2. do the parents wish their children to learn the local language or do they think the two home languages are sufficient?
  3. What so we expect from the au-pair?
If the children are going to school, it would be better that the au-pair speaks the local language or the one used by the chosen international school. He or she will speak the language of one of the parents. If the children do homeschooling, either the parents would like the au-pair to "teach" their children the local language. In that case, the latter will also need to speak at least one of the languages of the parents and have the local language as mother tongue. If the parents do not wish so, then the au-pair will have to master the languages of the family in order to communicate with the parents.

As you can see, the situations are numerous and different. Each situation has its own points and needs to take into account.
Please, do not hesitate to come back to me if you have any questions, I'd love to hear from you.


In dit artikel in het Frans onderzoek ik de verschillende punten betreffende de au-pair jongere in een tweetalige familie. Welke talen moet dit au-pair spreken. Het is afhankelijk van de verschillende situatie van de familie. Ik zal dit snel in het Nederlands vertalen. 

La lecture et les livres bilingues

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