vendredi 19 mai 2017

Lettre aux grands-parents qui ont des petits-enfants bilingues....




C’est bientôt l’été, l’époque des retrouvailles. Et en tant que grands-parents vous attendez avec impatience le plaisir de retrouver vos petits-enfants qui habitent à l’autre bout du monde ou qui habitent à l’étranger parce qu’ils ont un papa ou une maman qui n’a pas la même origine que vous.
Vous êtes tellement ravis que les petites générations de votre famille soient capables de parler d’autres langues que votre langue maternelle, mais vous vous posez un certain nombre de questions. Vont-ils me comprendre ? Savent-ils parler ma langue ? Qu’allons-nous pouvoir faire ensemble ? Dois-je apprendre l’autre langue qu’ils parlent ? Toutes ces questions sont bien légitimes. Laissez-moi vous rassurer et vous donner quelques trucs pour que tant vous que vos enfants et petits-enfants vous passiez des moments inoubliables ensemble.

Tout d’abord, je pense qu’il ne faut pas vous affoler, tout va bien se passer. C’est à vous, en tant qu’adulte, de montrer votre fierté d’avoir des petits-enfants bilingues, sans pour autant les prendre pour des singes savants. Ne les prenez pas chez vos amis pour leur montrer qu’ils savent parler plus d’une langue. Ne passez pas votre temps à leur demander de dire des choses dans l’autre langue. Vos petits-enfants sont des êtres humains, parler plusieurs langues est pour eux tout à fait normal, quand ils viennent vous voir et que vous rencontrez d’autres personnes, ils n’ont pas envie d’être le centre d’attention. Ils ne sont pas différents des autres enfants. Vous risqueriez rapidement de briser la confiance qu’ils pouvaient avoir en vous, mais aussi la confiance qu’ils ont dans les langues qu’ils parlent. Ils comprennent aussi certainement plus qu’ils n’en ont l’air. Alors par exemple, si vous trouvez que leur accent en français est mignon, ne faites pas la réflexion devant eux. Ne dites rien. Vous risqueriez là-aussi de les stopper et de faire qu’ils ne vous parleront pas ou peu. Ils ne sont pas là pour être montrés en exemple, ou pour être admirés, ils sont là pour apprendre à être avec vous, à découvrir qui sont leurs grands-parents, d’où ils viennent. Vous êtes leur héritage.

La communication, si vos petits-enfants ne parlent pas aussi bien français que vous l’escomptiez, peut s’avérer un peu compliquée, mais quelques trucs pourront vous aider et les mettront en confiance. C’est aussi avec vous et grâce à cette confiance qu’ils amélioreront leur français. La relation que vous allez créer est donc des plus importantes.

Comment faire alors si vos petits-enfants parlent une langue que vous ne connaissez pas ? Il faut essayer de passer au-dessus de cette barrière de la langue, parce que la relation est bien plus importante. Ce ne sera pas nécessairement facile et cela sera certainement frustrant, mais montrez-vous patients. Armez-vous de patience et d’amour. Il faut essayer de créer des liens qui leur donneront envie d’apprendre mieux le français. Il faut trouver des occasions pour parler la langue. Vos petits-enfants, même s’ils ne parlent pas français, ou peu, ou pas correctement, ont entendu cette langue. Ils ne savent peut–être pas bien l’utiliser, mais peu importe. Passez du temps avec eux. Racontez-leur des histoires, les histoires de la famille, racontez-leur qui étaient leur parent. Un autre exemple : vous aimez cuisiner, et bien, pourquoi ne pas leur proposer de vous aider et faites-le en parlant, en leur parlant et en les faisant parler. Montrez également un intérêt pour l’autre langue qu’ils parlent en apprenant des mots, des phrases. La communication se fait dans les deux sens.

Le rôle des grands-parents, c’est aussi d’être un modèle pour les petits-enfants. Si vous interagissez avec eux, ils auront du plaisir et auront envie de communiquer avec vous dans votre langue, qu’ils connaissent plus ou moins bien, suivant que ses parents la lui ont transmise ou non. C’est à vous de faire l’effort, de leur tendre la main pour qu’ils viennent vers vous. Ayez confiance !! Faites-leur confiance.

PS : Peut-être pouvez-vous essayer de discuter avec eux via Skype pendant l’année, de leur lire des histoires via Skype… Il faut repenser la communication autrement. C’est un défi, mais vous n’en aurez que du plaisir.

N’hésitez pas à revenir vers moi si vous aviez des questions ou des doutes, je serais ravie de vous aider et de vous guider.

Isabelle Barth

Jeux 2 Langues


English translation.... on this site

mercredi 29 mars 2017

La lecture et les livres bilingues






Vous partez vivre à l'étranger…
Comment maintenir la lecture en français chez vos enfants ? C'est une très bonne question. 

Quand nous partons à l’étranger, on se pose beaucoup de questions. On prépare beaucoup pour que nos enfants se sentent bien et puissent progresser. Et puis arrive l’heure des devoirs et de la lecture. Comment faire ? Dans quelle langue ?
Commençons par la lecture. Quel livre allons-nous choisir ? Dans quelle langue devons-nous lire ? Qui doit lire ?
Les questions sont nombreuses et toutes aussi importantes les unes que les autres. Je pense qu’il faut lire une histoire qui plaît. C’est le point de départ le plus important, surtout quand il est petit. Si le thème lui plaît, il aura plaisir à vous écouter et à participer à ce moment de lecture. Avec le temps et en grandissant, vous pourrez l’introduire à d’autres livres, d’autres histoires. Il faut d’avoir l’habituer à aimer lire. 

Ensuite, quand on vit à l’étranger, si Papa et Maman parlent la même langue, il faut lire dans cette langue. Pas la peine d’essayer de lire dans une langue que l’on ne maîtrise pas bien. C’est important de lire dans sa langue maternelle car cela permet de garder la pratique de cette langue, mais aussi et surtout de pouvoir la lire et la parler facilement et avec aise. On oublie trop souvent que les langues sont vivantes et qu’elles peuvent mourir – n’avons-nous pas tous étudier des langues dites mortes ??  
Si Papa et Maman parlent des langues différentes, il est bon d’alterner. Une fois dans une langue, une fois dans l’autre. Attention : chacun sa langue !! Pourquoi ? Assez simple parce que Papa n’a peut-être pas la bonne musique de la langue de Maman et inversement. Lire à haute voix quand on n’est pas sûr de la prononciation et des intonations peut faire plus de dégâts qu’autre chose. Il vaut mieux ne pas lire dans une langue que l’on ne maîtrise pas, plutôt que d’essayer et de se planter.

Certains nous diront, puisque nous sommes en expatriation et que nous souhaitons que nos enfants apprennent les langues, pourquoi ne pas prendre des livres bilingues ? Personnellement, je ne pense pas que ce soit une bonne solution. Je m’explique. Tout le monde sait à quel point la lecture est importante :

  • elle est importante parce qu'elle permet de créer des liens entre l'enfant et le parent qui lit
  • elle est importante pour le développement de la compréhension de la langue
  • elle est importante pour apprendre de nouveaux mots
  • elle est importante pour découvrir la culture derrière les mots


Un livre est unique. Il correspond à une culture, celle de l’auteur. Un auteur écrit en fonction de la culture qui est la sienne et donne un regard culturel sur une histoire. Un livre bilingue présente généralement avec une seule histoire présentée avec deux langues. Comme chaque langue est associée à une culture, comme chaque culture a sa langue, il me semble difficile de présenter une même histoire avec deux langues en même temps – une traduction, c’est autre chose. 
Certains diront que cela permet une sorte de passerelle entre deux langues. Certes, mais ils n’aident pas à l’assimilation de la langue maternelle. Ils ne peuvent être utiles que dans un cadre d’apprentissage de la langue, mais pas dans un cadre familial. Ils permettent aux enfants monolingues d’apprendre une langue. Les livres bilingues s’adressent d’en général et principalement à des enfants qui apprennent les langues.

En aucun cas, je les pense utiles aux enfants bilingues. Votre enfant vit déjà avec plusieurs langues au quotidien. La lecture dans les deux langues (séparées) ne peut que l’aider à développer sa perception de ces langues et le plaisir qu’elles offrent. Quand il lit avec Papa ou Maman, il n’est pas à l’école. Il découvre les cultures de ses parents via les histoires et les langues de ces derniers. À chaque histoire correspond une langue. Si vous vivez à l’étranger et que vous souhaitez que votre enfant découvre comment on vit dans le pays de son passeport, c’est la langue de celui-ci qu’il faut lire. Un enfant qui lit associe l’image qu’il voit au texte qu’il lit ou qu’on lui lit. Et donc en lisant un livre dans une langue spécifique, avec des images correspondantes, il pourra s’imaginer ce que font et vivent ses cousins lointains.

Certes, la lecture doit faire fonctionner l’imaginaire. Par exemple, si on raconte en français, l’histoire d’un petit garçon en Afrique. Le point de vue sera celui d’un Français. Il découvrira le vocabulaire français pour décrire ce petit garçon et en même temps les points de vue liés à cette langue. Les Britanniques parleront de ce même petit garçon africain d’une manière autre, avec un autre vocabulaire et s’intéresseront à d’autre aspects de la vie de ce petit garçon. Deux histoires, deux livres différents, deux langues.

Un autre bon moyen de développer le vocabulaire de votre enfant est d’utiliser les dictionnaires imagiers. Il en existe de très nombreux. Ils ne sont en général pas très épais. Si les mots sont écrits dans les deux langues en-dessous de chaque image en suivant l’alphabet d’une des deux langues, il peut ainsi grâce à l’image découvrir le mot dans ces deux langues. Si en plus, il y a une petite phrase traduite, c’est encore mieux, car on a le mot en contexte. Plus votre enfant feuillettera cet imagier, plus il apprendra de mot, mieux il saura les écrire.


Pour résumer, lire est important pour développer la langue, la musique et la langue et tout ce que la langue cache comme la culture associée à celle-ci. Éviter les livres bilingues qui n’aideront en rien à l’apprentissage de la langue dans laquelle on se trouve. Il vaut donc beaucoup mieux lire des livres dans une seule langue car ils renferment beaucoup plus de trésors que l’on ne l’imagine.

mardi 21 février 2017

L'acquisition des langues / Language acquisition / De overname van talen



L'acquisition des langues ? Oui, mais les enfants sont-ils vraiment des éponges ?
Are children really like sponges when learning foreign languages?



Posséder une langue quand on est enfant, ce n’est pas aussi simple que cela. En acquérir deux, ça ne l'est pas non plus. Quand en tant qu'enfant, on suit ses parents à travers le monde en expatriation, cela semble aisé. Les parents se disent parfois, que les langues apprises au cours des différents séjours resteront en vie tout le temps. Je n'en suis pas moins sûre.
Tout le monde dit, les enfants sont des éponges. Ils apprennent et absorbent tout facilement. Ils s'imprègnent de ce qu'il y a autour et en font leur. Seulement voilà !! L’éponge doit être gardé humide pour ne pas sécher et se dégrader. Une fois sèche, elle s’effrite. Une éponge qui sèche se vide de toute l’eau qui la fait vivre. L’éponge est au départ un végétal et donc, c’est la même chose qu’avec les plantes, sans eau, elles meurent. Les plantes et les éponges sont des vivants. Elles ont besoin d’être arrosées pour être utilisée ou pour vivre. Mais vous me direz, quel rapport avec les langues ? C’est tout simple, pour les langues, c’est pareil. Ne parle-t-on pas d’ailleurs de langues mortes ? Ne dit-on pas que l’on parle des langues vivantes ? Une langue est une graine qu’il faut arroser et nourrir sans arrêt… Vous est-il déjà arrivé de partir trois semaines en vacances et de retrouver vos plantes mortes parce qu’elles n’avaient pas été arrosées ?? Plus la plante est jeune, plus elle requiert de l’attention. Un vieil arbre aura appris à s’occuper de lui et à trouver ce dont il a besoin pour vivre.
Alors comment faire ? Il faut nourrir la langue que votre enfant a apprise. Et c'est un travail en continu. Tant que votre enfant sera jeune, il faut lui montrer par le jeu, par l'exemple. Tant que l'environnement permettra à l'enfant d'être baigné dans les langues, il continuera à les utiliser. Si vous n'êtes pas motivé et ne faites rien pour que les langues restent vivantes chez votre enfant, elles mourront.

Nous en reparlerons....



Speaking a language when you are a child is not so simple. Speaking two of them is not either. When as a child follow your parents in expatriation, it could seem easy. The parents think that the language their children will learn here and there will be engraved in them all along your life. I am not so sure.
Everybody seems to say that children are like sponges, that they soak in the information. That they learn everything easily. They absorb. Yes, but... the sponge has to be kept humid otherwise it will dry up and become brittled. Once dry, a sponge can disintegrate. The sponge looses the water which makes her live. A sponge is a plant, and so like every plant, it needs water to live. Plants and sponges are organisms which needs to be watered to live or to be used. You will ask me: what relationship does it have with languages? It is very simple. Because, the same is happening to language. Do we not talk about (dead) classical languages and modern (living) languages? A language is like a seed which needs to be watered and nourished all the time in order to be modern and thus living... Did you ever come back home after a holiday and your plants are dead because of a lack of water? It is exactly the same here, if you do not use the language, if it is not nourished in being used, it is going to die. The younger the plant, the more attention it requires. An old tree can look after itself and knows where to find what it needs. 
So for a language, if you want your child to keep them alive, you have to nourish them. You have to show your child how to use them and why. It is a non-stop job. As long as there is language in the child’s environment, they will learn it without being explicitly “taught”. As long as your child is young, you have to show him. if you have no motivation yourself, the language(s) that he/she knows will die. 

We'll talk about it again...



Wanneer je een kind bent, is een taal te spreken niet zo eenvoudig. Twee talen te spreken is ook niet. Wanneer als een kind zijn ouders op expatriation leven volgt, kan het gemakkelijk lijken. De ouders denken dat de taal die hun kinderen hier en daar leert zal in ze hele levenworden gegraveerd. Ik ben niet zo zeker.
Iedereen lijkt te zeggen dat kinderen net als sponzen zijn, dat zij de informatie innemen. Dat ze alles gemakkelijk leren. Ze alles binnenkrijgen. Ja, maar... de spons kan vochtig worden - zonder water zal het opdrogen en verbrokkelen. Eenmaal droog, kan een spons desintegreren. Een spons is zoals een plant en dus net als elke plant heeft van water nodig om te leven. Planten en sponzen zijn organismen die moeten worden besproeit om te leven of om te worden gebruikt. Zult u mij vragen: welke relatie heeft dat wel met talen? Het is heel eenvoudig. Want hetzelfde gebeurt er met talen. Spreken we niet van (dood) klassieke talen en moderne (levende) talen? Een taal is als een zaad dat moet besproeit worden en om modern te zijn en dus om te leven... Heeft u ooit terugkomen thuis na een vakantie en uw planten dood zijn vanwege het water nodig heeft? Het is precies hetzelfde hier, als u de taal niet gebruikt, als de taal niet gebruikt wordt, gaat het om te sterven. Hoe jonger de plant, hoe meer aandacht. Een oude boom zelf kunt verzorgen en weet waar te vinden wat het nodig heeft.
Voor een taal, als u wilt dat uw kind hem te gebruiken, moet je het voeden. U moet uw kind laten zien hoe de taal te gebruiken en waarom. Het is een non-stop taak. Zolang er een taal aanwezig in de omgeving van een kind is, zal hij leren. Zolang uw kind is, moet u hem laten zien. Als je zelf geen motivatie, zal de talent die hij/zij kent sterven.

We zullen daarover opnieuw spreken...


lundi 13 février 2017

Ulysse, petit expat



Ulysse, petit expat

de Mathilde Paterson 
illustrations de Laetitia Zink



Ce petit livre illustré pour enfants est une merveille. C'est un must pour les enfants expatriés ou dont les parents pensent à partir.
Ulysse vit avec ses parents et sa petite sœur Chloé. Un jour, tout est étrange. Il y a beaucoup de cachoteries, maman chuchote au téléphone. Tout se passe comme avant la naissance de Chloé, mais là tout est différent. Et, un jour, papa annonce qu'on va vivre une grande aventure : l'expatriation ! "L'expa... quoi ?" demande Ulysse. C'est alors que papa et maman commence à leur expliquer, à lui et à Chloé ce qui va se passer. Sans savoir pourquoi, c'est si excitant de tout changer, Ulysse accepte. Il va partir découvrir la vie dans un autre pays.
Mathilde Paterson décrit simplement, mais clairement pour les enfants ce qu'est l'expatriation. En passant par l'annonce, les préparatifs, le déménagement, l'installation, la nouvelle école, la nouvelle langue... la famille au loin. Skype, les vacances en France, la visite de Papi et Mamie, les traditions.... etc. Tout ce que votre enfant a vécu ou vivra en vivant à l'étranger est passé en revue. L'expatriation est présenté sur un ton plaisant qui allie les faits à la réalité. Tout enfant en expatriation se retrouvera dans Ulysse et sa petite sœur.

J'ai vraiment beaucoup aimé ce livre aux illustrations simples, colorées et explicites. C'est un livre que je recommande fortement à toutes les familles qui partent ou qui ont le projet de partir. Il permet aux enfants de s'identifier à Ulysse, et de pouvoir appréhender la vie dans un autre pays avec un autre regard. Il permettra aussi aux parents inquiets ne sachant pas comment annoncer l'expatriation prochaine à leurs enfants de pouvoir les préparer.

Ce livre est bien plus que la simple histoire d'Ulysse, un petit expat au bout du monde, c'est un livre qui permet aux enfants de se préparer et de s'identifier à ce qui leur est arrivé ou va leur arriver. Il permet aussi d'ouvrir le dialogue avec vos enfants, de leur donner la possibilité de parler de leurs peurs avant le départ. Le pays où habite Ulysse est inconnu et celui dans lequel il s'expatrie est tout aussi inconnu, ce qui permet à chaque enfant de pouvoir vraiment se retrouver dans Ulysse, dans ce petit garçon qui a dû tout quitter et donc de s'identifier à lui, un petit garçon qui finalement s'accommode bien de sa nouvelle vie car il s'est bien intégré et s'est fait de nouveaux amis. Laissez-vous tenter...

Mathilde Paterson est l'auteur du site : Heureux comme Ulysse dans lequel elle partage des idées sur l'expatriation des enfants.

Retrouvez-moi également sur le site d'Heureux comme Ulysse....




lundi 5 décembre 2016

Comment choisir son école ? / How to choose a school ? / Hoe kan ik de school kiezen ?


Je commence avec la couverture d'un livre de Marie-Agnès Gaudrat, illustré par Roser Capdevilla.
Oui, l'école est une aventure ! On y apprend, on y découvre, on y fait des rencontres, on y a des échecs,  mais aussi des succès… C'est élément important de l'enfance et de l'adolescence.
Mais nous parents, comment faire pour choisir la "bonne école" pour nos enfants ? La question est d'autant plus pressante et compliquée quand nous élevons nos enfants avec plusieurs langues à la maison et que nous habitons en terre étrangère.


Être à l'étranger, c'est l'occasion pour votre enfant de devenir bilingue, une chance incroyable pour lui. Cependant, le choix de l'école est primordial quand on habite à l'étranger. Il faut absolument faire le bon. Ce choix doit se faire en pensant principalement à l'avenir de l'enfant, pas uniquement à ce que l'on vit au moment présent. Car vos choix influenceront ce que votre enfant pourra ou ne pourra pas faire ensuite. Qui sait s'il sera pompier, chef d'entreprise ou chef d'orchestre ou qu'elle choisira d'être infirmière, institutrice ou danseuse. Il faut aussi prendre en ligne de compte les langues que l'on parle à la maison, une langue, deux langues, trois langues. Avons-nous envie que notre enfant apprenne d'autres langues ? Le choix de l'école est vraiment important.


Il faut sélectionner en toute tranquillité, en sachant que l'on peut se tromper (tout le monde fait des erreurs, moi la première !). Alors, comment faire ? Il faut lire, évaluer les éléments qui peuvent être susceptibles de jouer, d'interférer dans nos choix. N'ayez pas peur de tout remettre en question.
Demandez-vous ce que doit apporter, ce que doit offrir l'école à votre enfant ? Quelles sont vos priorités ? L'apprentissage ? Son bien-être ? Demandez-vous quelles sont les valeurs éducatives de l'école ? Quels sont les principes d'éducation de l'école ? Correspondent-ils aux nôtres ?
Il est aussi important de comprendre comment fonctionne l'école que l'on choisit. Je m'explique, vous serez amenés à rencontrer les enseignants, il est important de pouvoir les écouter et les comprendre et cela se fait en fonction du contexte dans lequel vous vous trouvez, c'est-à-dire en connaissant la culture dans laquelle vous vous trouvez. Vous éviterez ainsi les conflits et les incompréhensions. Car ce sont eux, les enseignants qui évalueront les capacités scolaires de votre enfant. 


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I chose the cover of a book by Marie-Agnès illustrated by Roser Capdevilla. Oh yes!! School is an adventure!! It is a place where you learn, a place where you meet people, a place where you fail, but also a place where you succeed... It is part and parcel of your life as a child and a teenager. 
However, as parents, how can we choose the "best school" for our children? The question is all the more complicated when we are bringing up our children with more than one language and that we are living abroad.

Being abroad is also the chance for your child to become bilingual, an incredible opportunity for him. However the choice of a school is so important when you live abroad. You have to make the right choice. This choice has to be done, not only taking into consideration what you are living at present, but in keeping in mind the future of your children. Your choices will influence what he/she will be or will not be able to do later in life. Who knows whether your children want to be a fireman, a conductor, a company manager or even a nurse, a teacher or a danse. Do not forget as well to take the languages that you speak at home into account, whether it is one two or three. Do we want our child to learn another language? The choice of school is really important.

You have to take your time to choose the school, knowing that everybody makes mistakes. (I do make mistakes as well!) So how can you do? You have to read, ealuate the various elements which can have an influence on your choices. Do not be afraid to question everything.
Ask your self what the school should bring to your child? What are your priorities? The acquisition of new things? His/her well-being? Ask what are the educatiional values of the schools? What are the educational principles of the school? Do you have the same?
It is also important to understand how the school that you choose works. Let me explain, you will have to meet the teachers, it is important to be able to listen to them, to be able to undertsand them according the context where you are, it is in knowing the culture where you are that you will be able to do so. Then you will avoid conflitcts and misunderstanding. Because the teachers are going to evaluate your children and write reports which will follow them



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Gauw het vertaling in het Nederlands 

Lettre aux grands-parents qui ont des petits-enfants bilingues....

C’est bientôt l’été, l’époque des retrouvailles. Et en tant que grands-parents vous attendez avec impatience le plaisir de retrouve...